L’actionnariat peut être concentré ou dilué, familial ou public, national ou étranger. Les types d’actionnaires, leurs attentes, mais aussi leur volonté de participer ou non au conseil et d’influencer le dirigeant, ont un impact décisif sur la politique de l’entreprise. Il est important de prévoir, en particulier lorsque la structure du capital évolue, les conséquences sur la trajectoire économique et sociale de l’entreprise.

THÈMES DE RECHERCHE

L’impact de la structure de l’actionnariat sur le développement des entreprises a été l’objet d’études depuis plusieurs décennies. La question principale était de savoir si le système fondé sur un capital très dilué (gouvernance dite anglo-saxonne) avait une performance supérieure à ceux fondés sur un capital concentré (systèmes rhénan ou latin par exemple). Avec les faillites spectaculaires de sociétés américaines considérées comme typique du modèle anglo-saxon, ce type de recherche comparatiste a perdu de son importance. On cherche plutôt à comprendre désormais le lien entre la structure actionnariale et les trajectoires stratégiques des entreprises.

Nos travaux se développent dans trois directions.

Le rôle effectif de l’assemblée générale dans les entreprises cotées

Il s’agit de comprendre comment les actionnaires peuvent interférer sur la stratégie, s’ils en ont les moyens réels et, le cas échéant, comment ils opèrent. Des résultats ont commencé à être publiés en 2006 et sont poursuivis par une observation en profondeur du fonctionnement des assemblées générales en France.

Le rôle de l’ »actionnariat salarié » dans les grandes entreprises

La détention de capital par les salariés a-t-elle un effet sur les choix stratégiques, encouragent-elles certains choix de long ou court terme ? La participation directe des salariés aux instances de gouvernement comme le conseil a-t-elle un effet positif ou négatif sur les choix stratégiques ? La part importante de capital détenue par les salariés en France nous permet d’avoir des données exceptionnelles sur ces questions. Les résultats ont commencé à être publiés depuis 2006.

Les entreprises patrimoniales

Quelles sont les caractéristiques des sociétés contrôlées par leurs dirigeants en termes de latitude entrepreneuriale ? Ces derniers ont-ils plus de marge de manœuvre parce qu’ils contrôlent le capital ou au contraire moins de latitude, du fait que ce capital est nécessairement limité ? L’ouverture ou non du capital a-t-elle des effets sur la stratégie des entreprises et lesquels ? Nous travaillons d’une part sur une base de données unique de près de 300 petites entreprises françaises. D’autre part, nos développons des travaux spécifiques sur les entreprises qui pratiquent un LBO.

 Vous voulez contribuer à ces recherches, prenez contact avec

 Xavier Hollandts

Témoignage

Caroline Weber

Directrice générale de MiddleNext et Membre fondateur de APIA

J'apprécie particulièrement l'intérêt des chercheurs de l'IFGE pour les entreprises moyennes et petites. Pour eux, le gouvernement des entreprises ne s'arrête pas au CAC40 et c'est très précieux d'avoir des recherches sérieuses sur tous les types d'entreprises.

Newsletter > S'inscrire
> Actualités du pôle > Publications du pôle