L’autonomie des dirigeants est indispensable pour orienter l’action de l’entreprise ; mais son contrôle par les administrateurs est aussi nécessaire pour limiter les erreurs ou les dérives. L’équilibre entre ces deux forces cadre le dynamisme entrepreneurial mais aussi les risques de « mal gouvernance » encourus par une entreprise. 

THÈMES DE RECHERCHE

Les structures de gouvernement d’une entreprise sont déterminantes pour assurer la qualité des prises de décisions et les marges de manœuvres entrepreneuriales du dirigeant. Administrateurs indépendants, structure duale, comités divers… : l’ingénierie du gouvernement des entreprises s’est profondément renouvelée ces dernières années, du moins en apparence.
Beaucoup de travaux académiques ont cherché un lien direct entre les structures de gouvernance et la performance. Avec le recul, il semble que cette voie soit sans issue comme le montrent bien les synthèses récentes sur ces recherches. Il est impossible de prouver clairement que la forme du conseil d’administration, la participation d’administrateurs indépendants ou l’existence de comités accroissent les résultats de l’entreprise.

En revanche, deux pistes de recherche sont prometteuses.

La première consiste à tester si, avec du recul, les « bonnes pratiques » de gouvernance donnent les résultats escomptés

En utilisant nos bases de données et le recul historique qu’elles permettent d’avoir désormais sur ces pratiques, nous pouvons vérifier les effets réels du respect des codes de bonne gouvernance et la mise en place de formes déterminées de gouvernement d’entreprise au-delà des affichages symboliques immédiats.
Nous avons développé un programme de vérification systématique de ces pratiques. Nos tests portent sur l’existence ou non de comités de rémunération et de nomination, sur le choix des administrateurs, ou sur la participation d’administrateurs salariés au conseil d’administration. Les résultats doivent permettre de mieux définir les déterminants comportementaux et la professionnalisation des administrateurs.

La seconde piste fait le lien entre les formes de gouvernement d’entreprise et les choix stratégiques de l’entreprise

On peut supposer que le gouvernement des entreprises a une influence directe sur les marges de manœuvre entrepreneuriale des dirigeants et donc sur les stratégies mises en oeuvre. Par des études à la fois quantitatives et qualitatives, nous cherchons à tester le lien entre l’organisation de la gouvernance des entreprises et les types de stratégies qui sont alors privilégiées.
Ces travaux portent sur les grandes sociétés, sur un panel de sociétés familiales et sur un panel de sociétés en croissance.

 Vous voulez contribuer à ces recherches, prenez contact avec
 Zied Guedri

Témoignage

Alain Domenget

Président Club administrateurs EM-LYON

Le support de l'IFGE est essentiel pour le Club des Administrateurs de l'Association des Diplômés d’EM LYON.
Pierre-Yves GOMEZ et son équipe nous apportent l'éclairage de spécialistes, dans le domaine en constante évolution de la gouvernance d'entreprise, et dont les praticiens que nous sommes sont particulièrement friands!

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