L’entreprise est plus qu’un lieu de production : elle est devenue la principale institution contemporaine. Ses politiques d’investissement de recherche ou d’emploi ont un impact sur la société tout entière. De la même façon, ses engagements pour la société, notamment dans le cadre de stratégies socialement responsables, ouvrent des pistes de réforme des comportements ou, au contraire, accentuent les difficultés. Les travaux de ce pôle cherchent à approfondir la relation entre performance économique et performance sociétale.

Pour des informations complémentaires, consulter le blog de Pierre-Yves Gomez.

THÈMES DE RECHERCHE

Le gouvernement des entreprises n’est pas déconnecté de leur environnement politique et culturel.
Les règles et les lois qui s’imposent sont aussi la conséquence des mentalités et de l’évolution intellectuelle de nos sociétés vers plus de transparence, de contrôle du pouvoir et de démocratie. L’entreprise est, de ce fait, un espace politique où on gouverne des humains selon les règles de « bon gouvernement » que tolère la société à chaque période de son Histoire.
L’exigence de responsabilité sociale est une manière nouvelle de définir les droits et devoirs que la société et l’entreprise entretiennent mutuellement dans un monde capitaliste libéral.

Notre programme de recherche aborde deux questions principales :

Entreprise et démocratie

La société libérale moderne se fonde à la fois sur le pouvoir économique et politique de l’entrepreneur d’une part, et sur la technique de contrôle démocratique du pouvoir d’autre part.
Comment ces deux forces opposées s’équilibrent-elles pour former des systèmes de gouvernance efficaces, c’est-à-dire permettant à la fois suffisamment de latitude d’action à l’entrepreneur tout en assurant un contrôle destiné à limiter les risques éventuels liés à ses décisions ? Comment l’entreprise arrive-t-elle en se développant à influencer l’espace politique jusqu’à le saturer.
Nos publications de référence sur cette question sont complétées par des travaux qualitatifs destinés à comprendre comment le problème se pose dans des espaces culturels non-occidentaux comme, par exemple, l’Inde et la Chine.

Groupe de recherche anthropologie chrétienne et entreprises (GRACE)

Alors quLogo format A4e de très nombreux travaux sont réalisés sur la finance islamique ou sur la place de la spiritualité dans l’entreprise, trop peu de recherches portent sur l’influence de l’anthropologie chrétienne sur le capitalisme et sur l’entreprise en particulier. Or, comme Max Weber, l’a montré les liens sont extrêmement étroits et parfois en grande tension dès l’origine de l’économie moderne. Pourtant c’est dans le milieu culturel chrétien que l’entreprise est née, s’est développée et a établi les principales formes de gouvernance. Au moment où le monde se globalise il importe de bien comprendre sur quelle représentation de l’homme reposent les pratiques de gouvernement des hommes d’entreprise. L’anthropologie chrétienne fournit une piste importante. C’est pourquoi, dans le cadre de l’IFGE, un programme de recherche spécifique, interdisciplinaire et inter-universitaire, le GRACE, invite chercheurs et praticiens à approfondir la dimension analytique et critique portée par la doctrine sociale chrétienne.

Pour découvrir le site du GRACE, cliquez ici.

 

Témoignage

Eve Chiapello

Professeur, Groupe HEC co-fondatrice et responsable de la majeure Alternative Management

Je partage avec P. Y. Gomez et l'IFGE l'envie de contribuer à la réforme des pratiques économiques, notamment managériales. De ce point de vue, les travaux que nous menons à HEC autour du "management alternatif" et ceux de l'IFGE sont en grande synergie et nous sommes très heureux des échanges de compétences dont nous bénéficions. J'espère que nous aurons l'occasion d'approfondir ces relations.

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