Bertrand Valiorgue rapporte la thèse de Jérémy Léveque

Plus d’informations à propos de cette thèse sur la page LinkedIn consacrée.

Titre de la thèse « Concevoir la mission comme un engagement génératif : enjeux, écueils et principes de formulation pour les sociétés à mission »

Ce travail doctoral a été conduit au sein de l’école doctorale SDOSE (N°543) de l’Université PSL. Il s’inscrit dans la continuité des travaux menés par Blanche Segrestin et Kevin Levillain au sein du Centre de Gestion Scientifique (CGS) de Mines ParisTech et plus spécifiquement autour des recherches portant sur les entreprises à mission. Ce travail doctoral a été réalisé en proximité étroite avec des entreprises engagées dans la Communauté des Entreprises à Mission (CEM). Il s’est également appuyé sur un programme ANR (PURPOSE) positionné à l’échelle internationale. Ce travail doctoral est enfin situé au sein de la Chaire de recherche Théorie de l’Entreprise – Modèles de Gouvernance et Création Collective à laquelle il participe directement.

La thèse se présente sous la forme d’un volume de 321 pages, comprenant le document principal (297 pages), complété par une bibliographie. L’auteur a fait le choix finalement assez rare de ne pas inclure d’annexes et d’exposer directement dans le corps du texte tous les éléments d’illustration. La présentation du document est soignée, la rédaction est claire et comporte peu de scories. Sur le plan des qualités formelles, le lecteur a apprécié les introductions, conclusions, graphes et tableaux qui aident à suivre la pensée de l’auteur et le déploiement du projet scientifique. La bibliographie est conséquente et couvre bien la problématique traitée.

Jérémy Leveque a opté pour un plan de thèse qui est original et sort des conventions habituelles. La structure du document mélange avec habileté des éléments théoriques et des illustrations/démonstrations empiriques. A travers cette structure du document, le lecteur « voit la recherche doctorale en train de se faire » à contrario de structures plus classiques qui sont souvent construites autour d’une rationalisation a posteriori. La lecture du document permet de voir les développements du programme de recherche et en particulier les percées théoriques et les résultats empiriques. L’auteur navigue avec habileté et cohérence entre la théorie des organisations, la théorie de l’innovation C-K et un formalisme mathématique qui donne de la solidité à la démonstration et l’administration de la preuve. Si ce plan de thèse peut apparaitre légèrement déstabilisant à l’ouverture du manuscrit, il s’avère en réalité très efficace et agréable.

Membres du jury
 

Bertrand Valiorgue, professeur, emlyon business school -> Rapporteur

Patrick Cohendet, professeur titulaire, HEC Montréal -> Rapporteur

Corinne Vercher-Chaptal, professeur des Universités, Université Sorbonne, Paris Nord -> Examinatrice

Albert David, professeur des Université, Université Paris Dauphine -> Examinateur 

– Laurence Méhaignerie, Présidente et co-fondatrice de Citizen Capital -> Invitée

 
 

 

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