Livre de Pierre-Yves Gomez: L’Esprit malin du capitalisme (2019, Desclée de Brouwer)

Notre avenir sera si riche que nous n’avons pas à nous soucier des dettes qui s’accumulent : elles seront effacées par les performances du futur. Et si l’homme est un être nuisible qui a dévasté la planète, il pourra sans problème être régénéré et « augmenté » par les miracles de la technologie. Telles sont les promesses que nous fait le capitalisme spéculatif.

Depuis près d’un demi-siècle, cet esprit malin a saisi la sphère financière, puis l’économie réelle, et enfin la société tout entière. Il a bouleversé le travail, la consommation, les entreprises, les mentalités et la vie quotidienne pour produire une société matérialiste, fébrile et fataliste. Rebondissant à chaque crise, il a pris la forme de la financiarisation, puis de la digitalisation. Il prépare déjà sa nouvelle mue.

À chaque fois, il nous fait espérer un avenir qui nous sauvera, tout en nous susurrant que l’être humain en sera exclu s’il ne s’adapte pas. Voici donc le récit de ce destin qu’on nous dit implacable, de son origine à son non moins implacable dénouement.

Pour en savoir plus.

Revue de presse

Interviewé par Jean-Philippe Denis, Pierre-Yves Gomez aborde dans cette vidéo certaines thématiques de son nouvel ouvrage, et répond aux critiques d’Eric Zemmour.

Aziliz Le Corre et Robin Nitot, deux chroniqueurs de la revue Limite, ont récemment donné leur avis sur le nouvel ouvrage de Pierre-Yves Gomez. (En intégralité)

Pierre-Yves Gomez est intervenu le 7 novembre sur TV5 Monde afin de présenter l’Esprit malin du capitalisme, son nouvel ouvrage. Il répond entre autres aux critiques adressées à son livre et donne de possibles issues de sortie au capitalisme spéculatif. (En intégralité)

Le site Iphilo vient de publier un texte de Pierre-Yves Gomez proposant une clé de lecture de son nouvel ouvrage, l’Esprit malin du Capitalisme. (En intégralité)

Pierre-Yves Gomez a écrit dans Alternatives Economiques une tribune abordant un certains nombre de thématiques de son nouvel ouvrage: comment sommes-nous tous devenus spéculateurs ? Comment sortir de cette spirale ? (En intégralité)

Une multinationale au service de son territoire

Dans sa chronique « Entreprises », l’économiste Pierre-Yves Gomez pointe le succès de Limagrain, passée de coopérative à grand groupe international, dont le fonctionnement pourrait inspirer autant l’action politique que les grandes entreprises.
Article initialement paru dans Le Monde Eco et Entreprise du 11 mai 2017

 

La mondialisation, et ses effets sur la société, s’est finalement imposée comme le grand thè­me de la campagne électorale présidentielle. Dans un monde où la concentration du capital financier est telle que la capitalisation des quatre géants américains du numérique (Google, Amazon, Facebook, Apple) pèse 2 700 milliards d’euros, soit davantage que le produit intérieur brut français, les décisions concernant la vie quotidienne des citoyens paraissent se prendre en dehors des lieux dans lesquels ils vivent.

Les grandes entreprises globalisées cherchent à optimiser leur production sans prendre en charge le devenir des territoires sur lesquels elles dé­placent leurs pions. Les politiques publiques sont condamnées à défendre ceux-ci avec des moyens financiers de plus en plus limités. Si ce constat n’est pas dépourvu de réalisme, des exemples montrent aussi que le développement de grandes sociétés mondialisées peut servir les territoires, et qu’il a même parfois pour projet d’en assurer la défense. C’est le cas emblématique de Limagrain.

La coopérative Limagrain a été fondée au début des années 1960 par des agriculteurs de la plaine de la Limagne, au centre de l’Auvergne. Leur projet était de mettre en commun des moyens pour faciliter l’écoulement des produits céréaliers de ce petit territoire de 45 000 hectares. Dans cet esprit, la coopérative lance en 1965 un laboratoire de recherche pour produire un maïs adapté au climat européen. La création de la variété LG11 lui assure le leadership des semences de maïs en Europe.

« Un homme, une voix »

En 1975, elle rachète la société familiale Vilmorin, alors en difficulté, pour étendre son activité à d’autres types de semences. La filiale s’internationalise, elle est introduite en Bourse en 1990, Limagrain conservant 75 % de son capital. Elle se développe dans 55 pays et devient le 4e producteur de semences au monde. Elle consacre 15 % de son chiffre d’affaires à la recherche et elle gère, au cœur de la Limagne, le plus grand laboratoire européen de recherche dans ce secteur. Parallèlement, ­Limagrain a remonté la filière agro­alimentaire pour assurer des débouchés à ses coopérateurs – allant jusqu’à racheter le boulanger Jacquet en 1995, puis le pâtissier Brossard en 2010.

L’empire pèse désormais plus de 2,5 milliards d’euros et emploie 10 000 collaborateurs dans le monde. Comme toute coopérative agricole, la maison mère Limagrain réalise 80 % de son activité avec ses 2 000 coo­pérateurs qui détiennent le capital et participent aux décisions selon le principe « un homme, une voix », c’est-à-dire indépendamment de la taille de leur exploitation. Leurs parts sociales gardent la même valeur de l’achat à la session.

Une gouvernance adaptée

Le groupe est gouverné par les membres de la coopérative auvergnate, qui élisent un conseil d’administration de 18 membres pour un mandat annuel. Sept d’entre eux forment le bureau, instance de surveillance permanente de l’exécutif. Les administrateurs de Limagrain participent à toutes les instances de gouvernance de Vilmorin et de ses filiales françaises ou étrangères, formant un binôme avec chaque dirigeant, de manière que la coopérative soit partout représentée.

La réussite économique de Limagrain illustre le fait que la croissance internationale d’une entreprise n’est pas incompatible avec le projet de ­développement d’un territoire, sous réserve que son système de gouvernance maintienne la fidélité à l’en­racinement local. L’ancrage de la ­coopérative assure même à cette gouvernance une vertu qui pourrait expliquer son succès : chaque administrateur demeure un paysan, qui travaille pour produire dans sa propre exploitation.

La connaissance intime du travail réel de l’agriculteur (qui est aussi celui des clients du groupe) lui donne une lucidité et une compétence précieuses quand il a à évaluer les opportunités et à décider les options stratégiques dans les conseils d’administration. Le modèle pourrait donc inspirer l’action politique, mais aussi la gouvernance des grandes entreprises déracinées, qui se dessèchent dans l’abstraction financière.

Pierre-Yves Gomez

Rapport 2016 sur les entreprises faisant référence au code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable », compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire. En 2016, une version révisée du code a été publiée, tenant compte de l’expérience que les entreprises ont acquise quant à son usage.

Dans le cadre de son Institut de recherche, MiddleNext a confié à l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises (IFGE/EMLYON) l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2015. Ce rapport permet d’appréhender les caractéristiques, les systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Les deux premières parties du rapport décrivent les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance en moyenne sur les années 2009-2015.

La troisième partie donne des détails sur l’utilisation des recommandations du code MIDDLENEXT dont les entreprises qui font référence à ce code rendent compte dans leurs rapports annuels 2015. Il s’agit d’une photographie pour l’année 2015.
Pour télécharger : Rapport entreprises code MiddleNext IFGE 2016

Au royaume des investisseurs, les actionnaires sont borgnes

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez explique la double nature des détenteurs d’actions ; d’un côté, les actionnaires tentent d’instiller une stratégie de long-terme pour l’entreprise, tandis que les investisseurs veulent rentabiliser leurs titres rapidement. De ce conflit d’intérêt entres actionnaires nait un rapport de force gagné par les investisseurs qui menacent la stabilité financière de l’entreprise par la vente de leurs titres.

Pour lire l’article.

Intervention de Pierre-Yves Gomez au colloque « Changer de méthode, un impératif ! »

Pierre-Yves Gomez a été invité à participer à la réflexion du colloque « Changer de méthode, un impératif ! », proposé par le CESE (Conseil économique, social et environnemental) et le MEDEF et réunissant entrepreneurs, syndicalistes, responsables associatifs.

Pierre-Yves Gomez propose de prendre le sens du travail au sérieux car « ce n’est pas du blabla. Redonner du sens au travail, c’est en fait répondre à trois questions : à quoi sert ce que je fais dans l’entreprise, à quoi sert l’entreprise elle-même, et en quoi elle construit une société ? ».

L’évènement a réuni des personnalités telles que Patrick Bernasconi, président du CESE, Pierre Gattaz, président du MEDEF, Frère Samuel Rouvillois, prêtre et philosophe, Delphine Lalu, présidente de la section des activités économiques du CESE,Antoine Lemarchand, président de Nature et Découvertes, vice-président d’Entreprise et Progrès, Jean-François Naton, vice-président du CESE, membre du groupe de la CGT, Thierry Philipponnat, directeur de l’Institut Friedland, président du Forum Investissement Responsable (FIR), Pascal Canfin, directeur général de WWF France, ancien député européen, Hélène Fauvel, présidente de la section de l’Economie et des Finances du CESE, membre du groupe CGT-FO, etc.

Pour lire l’article dans L’Express.

Le bonheur, un travail de chaque instant

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez analyse la rhétorique du bonheur en entreprise. Le management se saisit d’outils et de titres pour favoriser le bonheur des individus, porté par le « responsable du bonheur » (en anglais : « chief happiness officer »).

Au-delà du soupçon d’hypocrisie et de l’ironie provoqués, en quoi ce mouvement est-il révélateur d’une volonté de l’entreprise de s’étendre à la sphère privée, depuis toujours celle des alternatifs et des politiques ?

Pour lire l’article.

N. Aubert et X. Hollandts présentent leurs recherches au congrès international de gouvernance

Nicolas Aubert et Xavier Hollandts ont présenté leurs recherches au congrès international de gouvernance qui se tenait à l’IAE de Montpellier les 17 et 18 mai.

Les papiers présentés étaient les suivants :

« La « face sombre » de l’actionnariat salarié : Etude empirique sur l’indice SBF 120 (2000-2014). »  Siessima Djibril Toe, Xavier Hollandts, Bertrand Valiorgue.

« La participation des salariés : analyse historique et textuelle ». Nicolas Aubert, Solange Hernandez, Xavier Hollandts.

« House of cards & la gouvernance des entreprises françaises cotées ». Daniela Borodak, Xavier Hollandts, Ariane Tichit.

Actionnariat salarié, gouvernance et performance de la firme : une étude de cas économétrique

Nicolas Aubert et Xavier Hollandts, chercheurs associés à l’IFGE, publient dans Revue d’Economie Industrielle, avec Virgile Chassagnon, un article sur l’actionnariat salarié.

Aubert N., Chassagnon V., Hollandts X. (2016), Actionnariat salarié, gouvernance et performance de la firme : une étude de cas économétrique portant sur un groupe français coté, Revue d’Economie Industrielle, forthcoming.

Résumé: Dans nos économies de marché fondées sur la connaissance, le capital humain et les employés qui le recèlent sont au cœur de la création des avantages compétitifs des firmes. Fort ce constat, d’aucuns évoquent de plus en plus le rôle bénéfique que peuvent jouer les salariés dans la gouvernance de l’entreprise moderne à travers leur participation potentielle au capital de l’entreprise. Pour autant, la relation entre l’actionnariat salarié et la performance n’est pas clairement établie par la littérature académique. Cette contribution se situe dans ce débat ambiant en testant l’impact de l’actionnariat salarié sur la performance économique des entreprises. Pour ce faire, notre attention portera tout particulièrement sur l’actionnariat salarié comme instrument institutionnel de gouvernance d’entreprise. Nous étudions plus précisément la relation entre l’actionnariat salarié et la performance économique sur 900 filiales d’un groupe coté français (appartenant au CAC40) sur une période de cinq ans. Notre étude montre que l’actionnariat salarié influe positivement sur la performance économique des entreprises.

Mots-clés : Actionnariat salarié, gouvernance de l’entreprise, participation des employés, performance économique, pouvoir de jure, propriété.

Interview TV de Pierre-Yves Gomez « Michel Foucault et le management »

Vous pouvez visualiser ici l’interview de Pierre-Yves Gomez menée par Jean-Philippe Denis sur Xerfi Canal: « Michel Foucault et le management.

Pierre-Yves Gomez explique certains concepts phares de la pensée de Michel Foucault: l’enfermement, l’epistemè, l’archéologie du savoir, le panoptisme, la biopolitique ou la gouvernementalité. Comment l’homme peut-il se construire librement malgré toutes les pressions des structures de la société moderne ? Son œuvre, traversée par les questions de l’obéissance et de la création de la subjectivité de l’individu, a profondément influencé notre société et la pensée postmoderne.

Le travail déborde de plus en plus le cadre de l’emploi

Interview de Pierre-Yves Gomez par Pauline Rabilloux dans Entreprise et Carrières.

Avec les nouvelles pratiques liées aux outils numériques, la relation entre emploi et travail pose de nouvelles questions humaines et sociétales. D’une part, l’emploi non salarié se développe. Par exemple, « l’ubérisation » du travail prive les salariés de protection sociale et les précarise. Ou quel est le statut du travailleur virtuel des forums internet qui travaille de manière gratuite et intermittente ? D’autre part, dans l’emploi salarié la frontière entre temps de travail et hors travail devient de plus en plus floue : emails depuis la maison et tâches personnelles au travail.

C’est un nouveau mode de production qui s’installe. « Les questions d’emploi demandent à être repensées dans le cadre plus général d’une économie capitaliste qui se transforme à vitesse accélérée, favorisant d’un côté l’accumulation de capital vers les grandes entreprises du numérique, de l’autre sa dispersion vers l’ensemble des consommateurs-producteurs. »

Pour lire l’interview.

Rapport 2015 sur les entreprises faisant référence au code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable », compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Dans le cadre de son Institut de recherche, MiddleNext a confié à l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises (IFGE/EMLYON) l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2014. Pour la sixième année consécutive, le nombre d’entreprises se référant au code augmente pour atteindre 192 entreprises. Ce rapport permet d’appréhender les caractéristiques, les systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Les deux premières parties du rapport décrivent les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance.

La troisième partie donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext.

« Nous sommes heureux de constater que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’approprier le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext, « les explications éventuelles sont également de plus en plus claires et pertinentes. Le code sera mis à jour fin juin 2016 ».
Pour télécharger : Rapport entreprises code MiddleNext IFGE 2015

L’IFGE participe à une journée d’étude de l’OIT sur « Le travail et l’entreprise à l’épreuve de la financiarisation »

Pierre-Yves Gomez a participé à un panel de discutants lors d’une journée organisée par le Bureau de l’Organisation Internationale du travail pour la France « Le travail et l’entreprise à l’épreuve de la financiarisation de l’économie », le 6 avril 2016, au Collège des Bernardins, 20 Rue de Poissy , Paris 5ème.

Les discutants sont :

Ekkehard Ernst, Bureau International du Travail, Département de la Recherche

Bertrand du Marais, Conseil d’Etat

Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement

Bernard Thibault, Membre du Conseil d’administration du BIT

Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT

Claude Jeannerot, délégué du Gouvernement français au Conseil d’administration du BIT. Yves Struillou, Directeur général du Travail, Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Pour télécharger le programme : Le travail en entreprise OIT

L’actionnariat en risque d’hypertension

Dans sa chronique pour Le Monde, Pierre-Yves Gomez analyse les enjeux de gouvernance face à l’actionnariat ultracourt-termiste.

La durée de détention moyenne des actions cotées est de plus en plus courte. Avec le trading haute fréquence la durée est de 22 secondes en moyenne. Se posent en de nouveaux termes les questions de la légitimité des actionnaires et de la santé de ces entreprises mises sous tension. Des interventions radicales sur la gouvernance actionnariale deviennent nécessaires. Pour connaitre trois pistes concrètes… Lire l’article.

Quand l’entreprise fait société

Pour télécharger la chronique de Pierre-Yves Gomez dans Le Monde Economie : PY Gomez Quand l’entreprise fait société

Mark Zuckerberg, le PDG actionnaire de Facebook, a promis 42 milliards d’euros à sa fondation. L’implication du privé dans la politique publique s’accroît dans tous les domaines : écologie, éducation, santé, droits de l’homme, etc. Les firmes françaises de plus de 500 salariés doivent publier un rapport annuel sur leurs initiatives de Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE). Les normes internationales comme ISO 26 000 les invitent également à une démarche RSE.

Cette exigence de responsabilité n’a pas limité la puissance des entreprises, elle l’a au contraire augmentée, car on leur demande d’agir dans des domaines toujours plus vastes.

De la naissance à la tombe, les investisseurs nous accompagnent…

Pour télécharger la chronique de Pierre-Yves Gomez dans Le Monde Economie : PY Gomez 01-2016 LE MONDE_ECO_ENTREPRISE

En France, 30.000 accouchements par an sont réalisés par un groupe hospitalier australien et 114.000 obsèques sont organisées par le leader français des services funéraires… possédé par un conglomérat russe. La logique financière d’accumulation de capital s’invite dans le travail et la consommation des services les plus essentiels de la vie.

L’entreprise sociale et responsable est née… en 1841

Dans sa chronique pour Le Monde, Pierre-Yves Gomez revient sur le modèle social et de gouvernance de l’entreprise qu’incarna Léon Harmel, mort il y a précisément cent ans. Précurseur, l’entrepreneur avait mis en place un conseil d’usine à majorité ouvrière, des syndicats ouvriers, des caisses de solidarité sociale. Il mena également une réflexion sur le rôle de l’entreprise et de l’État. Léon Harmel et son entreprise eurent finalement une influence importante sur les formes de capitalisme humaniste et sur les débats actuels de l’entreprise sociale et responsable.

Pour lire la chronique : PierreYvesGomez_Entreprise Sociale_L. Harmel LE_MONDE_ECO

Pierre-Yves Gomez nommé au Comité de réflexion sur le droit des sociétés cotées par le Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris

Pierre-Yves Gomez a été nommé au Comité de réflexion sur le droit des sociétés cotées par le Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris, pour sa connaissance plus spécifique des PME et des ETI et au titre de rédacteur du rapport pour une gouvernance raisonnable des entreprises.

Le Haut comité juridique de la Place financière de Paris a été créé conjointement par l’AMF, la Banque de France et l’ACPR, auquel participent le Trésor et la Chancellerie, pour compléter le dispositif de réflexion de la Place, influencer les discussions internationales et anticiper les évolutions futures.

Pour lire sur la philosophie de ce comité.

 

L’actionnariat salarié, un acte « patriotique » risqué

Pierre-Yves Gomez répond aux questions de Cécile Maillard dans L’usine nouvelle à propos des risques pris par les salariés qui entrent au capital de leur entreprise. Le capital subit les fluctuations et les risques du marché. Les actionnaires salariés peuvent défendre leur entreprise, mais aussi se retourner contre elle en cas de problème ou d’opportunité financière.

Lire l’entretien ici.

Interview TV de Pierre-Yves Gomez « S’inspirer de René Girard pour penser l’entreprise et le management »

Vous pouvez visualiser ici l’interview de Pierre-Yves Gomez menée par Jean-Philippe Denis sur Xerfi Canal: « S’inspirer de René Girard pour penser l’entreprise et le management ».

Pierre-Yves Gomez revient sur la portée considérable de la pensée de René Girard quelques semaines après sa disparition. Il restitue les fondements de sa théorie du désir mimétique en tant que fondement des communautés humaines. Le mimétisme pour s’appropier les même objets de désir est source de rivalité et débouche sur la violence. En la concentrant sur un bouc émissaire, qui est sacrifié symboliquement ou physiquement, la communauté polarise et expulse cette violence. Ce moment devient un rite de « paix collective » et une source de croyances collectives. La théorie mimétique a été beaucoup appliquée dans les sciences humaines (économie, psychologie, management, philosophie, théologie, etc.) car elle est particulièrement éclairante sur les fondements parfois insoupçonnés des communautés humaines, en particulier des communautés de travail et donc les entreprises. Très influencé par les travaux de René Girard, dont il se considère le disciple, Pierre-Yves Gomez a lui-même développé une théorie de la « rationalité mimétique » appelée « théorie des conventions (pour voir l’interview TV sur la théorie des conventions).

 

 

 

 

 

L’IFGE contribue à la formation des administrateurs salariés de Renault

L’EMLYON Business School a organisé la formation des quatre administrateurs salariés de Renault SA le 18 novembre au siège de la société. L’IFGE a largement contribué à ces deux jours consacrés aux responsabilités et aux postures des administrateurs. Pierre-Yves Gomez a présenté les exigences de la gouvernance et le rôle particulier des administrateurs salariés. Jean-Philippe Marandet et Olivier Arnould ont animé une journée sur la prise de parole et les espaces de légitimité des administrateurs salariés.

Air France, Volkswagen, des échecs de la codétermination ?

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez analyse le cas de deux entreprises qui ont récemment alimenté de manière négative l’actualité des affaires : Air France et Volkswagen. Au sein du conseil d’administration de ces deux entreprises, les salariés sont largement représentés. Pourquoi le modèle de codétermination n’a-t-il pas garanti dans ces deux cas la stabilité qui le caractérise habituellement ?

Pour lire l’article : PY Gomez_LE_MONDE_Codétermination VW AF

La thèse d’Asma Fattoum finaliste pour le Prix Wiley Blackwell 2015

Lors de la conférence Academy of Management 2015 à Vancouver, la thèse de Asma Fattoum intitulée “Three essays on the Rich vs. King dilemma faced by Founder CEOs at IPO” a été sélectionnée pour être une des six finalistes pour le Prix Wiley Blackwell 2015 récompensant les thèses exceptionnelles sur la stratégie d’entreprise.

La thèse comprend trois essais qui enquêtent sur le dilemme du roi et du riche qui se pose au PDG-fondateur lors d’une introduction en bourse (IPO). En effet, les IPO diluent le contrôle financier du fondateur-PDG, et son contrôle sur l’entreprise. Pour éviter toute perte de contrôle, le fondateur-PDG peut mettre en place des mécanismes défensifs tels que des catégories d’actions spécifiques, des structures de contrôle de la pyramide et des pactes de vote. Toutefois, puisque les mécanismes de défense peuvent créer des coûts d’agence, le fondateur-PDG qui met en œuvre ces mécanismes de défense est susceptible d’être pénalisé financièrement à l’introduction en bourse. Par conséquent, le fondateur-PDG se retrouve face à un dilemme : (1) choisir la solution du roi en mettant en place des mécanismes de défense et subir les pénalités financières ou (2) choisir l’alternative du riche sans mécanisme de défense et risquer la perte de contrôle sur l’entreprise mais sécuriser la valeur de l’entreprise lors de l’introduction. Ce dilemme soulève plusieurs questions théoriques et empiriques, traitées dans trois essais liés : (1) Les facteurs qui rendent l’option du roi plus susceptible d’être sélectionnée (2) Les conséquences des alternatives du roi et du riche sur le patrimoine du fondateurs-PDG lors des premiers jours de l’introduction et (3) Les implications à long terme des alternatives du roi et du riche sur le chiffre d’affaires, sur le patrimoine financier ainsi que sur la politique de dividendes.

Pour en savoir plus sur la thèse.

Articuler la théorie de la régulation sociale et l’approche conventionnaliste en gestion pour comprendre l’échec d’un projet de changement organisationnel ?

Pierre-Yves Gomez, professeur à EMLYON Business School et directeur de l’IFGE, publie avec Laurent Taskin, professeur à l’Université catholique de Louvain, un article dans la revue @GRH. L’article analyse l’échec des changements organisationnels grâce à la théorie de la régulation sociale et la théorie des conventions. Il est illustré par les cas de mise en place du télétravail dans deux administrations publiques belges.

Taskin, L., & Gomez, P.-Y. 2015. Articuler la théorie de la régulation sociale et l’approche conventionnaliste en gestion pour comprendre l’échec d’un projet de changement organisationnel ? @GRH, n° 14(1): 99–128.

Résumé

L’introduction de projets de changement pose de nombreux défis en matière de gestion des ressources humaines. Ils sont d’ailleurs traduits, dans la littérature en management, comme autant d’opportunités à saisir et de prescriptions à observer pour piloter ceux-ci avec succès. Cet article présente le cas particulier de l’introduction d’une nouvelle forme d’organisation du travail, le télétravail à domicile, et invite à considérer à la fois la re-régulation des dispositifs de règles – en particulier, les règles de contrôle, et les croyances sur ce qu’il est normal d’attendre des travailleurs en situation de déspatialisation. Les théories de la régulation sociale et des conventions sont présentées dans leurs similarités et dissemblances, justifiant en cela l’articulation que nous proposons ici de considérer simultanément les croyances partagées par les acteurs a priori comme une condition nécessaire à l’adoption de nouvelles règles, et la négociation de dispositifs de règles par laquelle les acteurs produisent ces nouvelles règles et organisent (ou non) le projet et sa pratique. Afin d’illustrer cette proposition théorique, deux études de cas sont convoquées. L’une questionne l’échec de l’introduction du télétravail dans une administration publique alors que l’autre interroge le succès d’un projet identique. Finalement, notre proposition soutient les efforts d’enrichissement de notre compréhension des situations de gestion entrepris par d’autres, par le biais de la mobilisation de cadres théoriques qui peuvent être empruntés à d’autres disciplines des sciences sociales.

Plan de l’article

Introduction
1 – Enjeu théorique : deux modèles pour une compréhension élargie de l’adoption de nouvelles règles dans les relations de travail

1.1 – La théorie de la régulation sociale de Jean-Daniel Reynaud

1.2 – La théorie des conventions, en économie et en gestion

1.3 – Pistes de convergence et éléments de différenciation

2 – Enjeu pratique : études de cas sur le télétravail

2.1 – Contexte de la recherche

2.2 – Recueil des données

2.3 – Analyse des données

2.4 – Le cas ECOMIN

2.5 – HUMIN

3 – Vers une articulation entre TRS et TC dans un modèle dialectique « énoncé – dispositif de règles »

Capital mondial, emploi local

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez retrace l’histoire de Renault Trucks pour illustrer l’éloignement des centres de décision politiques et économiques. Le capital déménage au gré de la logique de rentabilité, mais le travail reste à son échelle locale.

Pour lire l’article

Ouvrage collectif : L’entreprise, une affaire de don. Ce que révèlent les sciences de gestion.

La logique du don est mystérieuse. Pour de nombreux économistes et gestionnaires, c’est une pratique sociale, de nature affective ou morale, qui échappe à leur domaine de compétence. Le don n’a pas, selon eux, le sérieux qui sied à ceux qui sont en charge de « faire des affaires ». Évoquer la place du don en économie, c’est donc être un peu naïf.

Pourtant, dans l’entreprise et sur les marchés, on trouve partout du don et du gratuit. Cela saute aux yeux : le coup de pouce au collègue, le renvoi d’ascenseur, le transfert gratuit d’informations, les cadeaux d’entreprise, les remises gracieuses au client, le service rendu sans y être obligé, etc. La vie concrète de l’économie, celle qu’il nous faut arriver à déchiffrer pour comprendre son fonctionnement et son efficacité, est animée de milliers de dons quotidiens sans lesquels l’entreprise et les marchés tout simplement n’existeraient pas.

Les auteurs de cet ouvrage refusent d’exclure de l’économie la logique du don et refusent aussi de l’idolâtrer. Ils la considèrent comme un des moteurs de l’activité humaine. Il s’agit de comprendre la manière selon laquelle ce qui est codifié et institutionnalisé par les marchés, les contrats et les normes organisationnelles entre en frottement avec ce qui est « ouvert » et lié à la liberté subjective de donner. L’articulation entre la logique du don et celle de l’échange doit être au cœur d’un programme de recherche incluant le don en économie. Pour cela, il convient de faire œuvre de réalisme en sciences sociales et, en particulier, en gestion.

LES AUTEURS

Pierre-Yves Gomez, Anouk Grevin, Olivier Masclef, Sandrine Frémeaux, Benjamin Pavageau et Bénédicte de Peyrelongue sont des universitaires chercheurs qui travaillent ensemble depuis quatre ans sur le programme de recherche « Don, échange et gratuité », dans le cadre du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise).

Référentiel pour une gouvernance raisonnable des entreprises – édition 2015

Une nouvelle édition du Référentiel pour une gouvernance raisonnable des entreprises a été publiée par l’IFGE (Institut Français de Gouvernement des Entreprises), l’équipe de recherche en gouvernance dirigée par Pierre-Yves Gomez, professeur de stratégie. La précédente mouture, datant de 2009, avait submergé le marché des petites et moyennes entreprises. Tant et si bien que le code de gouvernance qu’elle inspira est aujourd’hui le plus utilisé par les entreprises cotées en France. Dans cette nouvelle édition, Pierre-Yves Gomez maintient vivant le texte en le complétant du fruit de ces 6 années de réflexion et d’expérience. On y retrouve le cœur du propos de 2009 : à savoir, la volonté claire de se départir d’une acception rigoriste et procédurale de la gouvernance pour une vision plus pratique, attachée à la réalité des entreprises. La « bonne » gouvernance a tendance à transposer un même modèle de gouvernance à toutes les entreprises. Pierre-Yves Gomez lui oppose une gouvernance « raisonnable » qui ajuste le régime de gouvernance visé selon la structure de l’entreprise, qu’elle soit à capital dilué ou non, patrimoniale ou entrepreneuriale, etc. On y trouve donc un outil d’analyse affiné, agrémenté d’encadrés à vocation pratique et pédagogique pour chaque section.

Si ce modèle pratique a autant de succès auprès des entreprises, c’est aussi parce qu’il procède d’une analyse rigoureuse et méthodique des différents pouvoirs de gouvernance et des « régimes politiques » qu’ils produisent dans l’entreprise. Une surprise pour ceux qui ont suivi les cours de gouvernance de P.-Y Gomez : un sixième régime a été introduit. On vous laisse découvrir.

Dirigeants, actionnaires, administrateurs, mais aussi salariés, professionnels ou néophytes dans le monde des affaires, ce Référentiel est l’occasion pour chacun de jeter un œil nouveau sur les entreprises et leurs enjeux. Au premier rang desquels figure la garantie de la pérennité de l’entreprise, une clé du succès par les temps qui courent…

Pour le télécharger en langue française: Référentiel IFGE – Mai 2015

Download the english version of the Middlenext governance code.

Vous pouvez aussi télécharger la version planches pour imprimer en A3, relier et conserver le Référentiel sous forme de livre. Référentiel IFGE – Mai 2015 planche

Ne vous en privez pas !

Interview TV de Pierre Alanche sur les administrateurs salariés

Pierre Alanche fut administrateur salarié de Renault. Il répond aux questions de Jean-Philippe Denis sur Xerfi Canal à propos du rôle des administrateurs salariés et leur place dans la gouvernance des entreprises.
Il a écrit un livre sur son expérience d’administrateur:

Alanche, P. 2007. Renault Côté Cour : Un salarié au conseil d’administration. Paris: Éditions de l’Atelier.

Rapport 2014 sur les entreprises faisant référence au code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées moyennes et petites des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable » et compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Comme chaque année, MiddleNext a confié à l’IFGE l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2013. En donnant une image de la population des entreprises qui ont adopté le code MiddleNext, le rapport permet de mieux appréhender leurs caractéristiques, leurs systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Le rapport décrit les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance. Il donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext.

Nous sommes heureux de constater que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’approprier le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext, « les explications éventuelles sont également de plus en plus claires et pertinentes ». Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l’IFGE, «Chaque année, les chiffres confirment la particularité du profil de gouvernance des entreprises moyennes et leur différence avec les entreprises du CAC40».

Pour télécharger : Rapport entreprises code MiddleNext IFGE 2014

Le « golden hello » sourit aux audacieux

Dans sa chronique dans Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez touche le sujet de l’engagement et de la rémunération des dirigeants.

Pour le remercier de son arrivée à la direction générale de Sanofi, Olivier Brandicourt recevra 4 millions d’euros de « golden hello ». Cette pratique complète les multiples dons que reçoivent les dirigeants sous forme de primes, bonus, stock-options et parachute dorés. Car dans l’idéologie néolibérale, le talent individuel est surévalué par rapport à celui de la communauté de travail.

Dans le monde antique, la prise d’un poste de pouvoir était ressentie comme une charge si précieuse que la personne devait sacrifier une partie de sa fortune à ceux qu’elle avait l’honneur de gouverner.

C’est donc l’inverse dans l’entreprise néolibérale. Le dirigeant, loin d’exprimer sa gratitude à la communauté des travailleurs, reçoit des dons avant, pendant et après son mandat.

Pour lire la chronique: Gomez Le Monde 04 2015

Interview de Pierre-Yves Gomez: le retour des communautés de travail

Pierre-Yves Gomez est interviewé par Le Monde sur les nouvelles orientations du travail dans les entreprises. Les business models d’aujourd’hui sont tournés vers des entreprises qui créent de la valeur par des structures plus souples et créatives, emportées par un esprit de « faire soi-même ». Dans ce contexte, elles assouplissent le contrôle et laissent de plus en plus les communautés définir le sens de leur travail. Les grandes organisations, en particulier, sont alors tiraillées entre le contrôle d’une part et d’autre part  reconnaitre l’autonomie et l’efficacité des communautés de travail.

Pour visualiser l’interview TV, cliquer ici.

Pour lire l’entretien complet dans Le Monde-Campus, cliquer ici.

Vidéo de la conférence de Pierre-Yves Gomez: « Libérer le travail et (re)faire communauté »

Dans cette intervention, Pierre-Yves Gomez traite du travail et des travailleurs en proposant une réflexion sur le travail réel dans ses dimensions subjectives, objectives et collectives. Il expose une philosophie du travail et propose des pistes de réflexion sur l’entreprise vue comme une communauté de travail, et non simplement comme un ensemble organisé.

La conférence de Pierre-Yves Gomez « Libérer le travail et (re)faire communauté » a été enregistrée et mise en ligne par la chaire Alter-Gouvernance à l’occasion de la journée GESS 2014 organisée à Clermont-Ferrand par le CRCGM et l’Ecole Universitaire de Management.

Pour visionner la conférence: cliquer ici.

How shared capitalism affects employee withdrawal: An econometric case study of a French-listed company

Nicolas Aubert, professeur à Aix-Marseille Université IMPGT, et Xavier Hollandts professeur à Kedge Business School Bordeaux, tous deux chercheurs associés à l’IFGE publient un article dans la revue Journal of Applied Business Research. L’article traite de l’effet positif de l’actionnariat salarié sur la rotation du personnel et l’absentéisme. Les résultats économétriques concluent que ces effets positifs ne se produisent que dans le cas d’un actionnariat salarié à long terme.

Aubert N., Hollandts X. (2015), How shared capitalism affects employee withdrawal: An econometric case study of a French-listed company, Journal of Applied Business Research, Volume 31, Number 3.

Abstract

The academic literature emphasizes that shared capitalism positively affects employees’ attitudes at work. This paper investigates that issue by testing the relationship between shared capitalism and withdrawal behaviors (turnover and absenteeism). Recent literature interprets shared capitalism as a gift exchange between employers and employees. This paper builds on that literature. The analysis, based on an econometric case study, focuses on a five-year panel dataset of more than 800 subsidiaries belonging to a unique French-listed company. Our results show that only long-term shared capitalism translates into better withdrawal behaviors.

 

La gouvernance en mutation

Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez analyse dans une perspective historique les implications de la mutation actuelle du modèle de l’entreprise technocrate et hiérarchique.

Comme le montre le nouveau concept de management d’entreprises « libérées » (Liberté  &  Cie de S. Getz et B. Carney, Flammarion, 2013), l’entreprise classique est appelée à se transformer. D’une part la valeur ajoutée est désormais créée conjointement par l’entreprise, ses fournisseurs, ses utilisateurs et clients. D’autre part, l’entreprise d’aujourd’hui contrairement au modèle taylorien nécessite des employés autonomes qui, plutôt que suivre des normes fabriquées au sommet de la hiérarchie, peuvent et doivent faire valoir leur compétences et talents. Dans ce contexte, le travail réel doit être désentravé et le millefeuille hiérarchique allégé. Cela implique également que l’apport de travail devient crucial et que le poids relatif de l’apport de capital diminue. Une révolution de la gouvernance se profile-t-elle ?

Pour lire l’article: LE_MONDE_ECO ENTREPRISE

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Pour un travail vivant…. comment faire ?

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 4/4 : Pour un travail vivant…. comment faire ?

Podcast disponible ici pendant un an

Pour rendre le travail vivant, il est nécessaire de concevoir sa triple nature : subjective, objective et collective. En se focalisant sur l’aspect objectif (la performance et le résultat), le travail subjectif du travailleur a disparu. Mais aussi l’aspect collectif. Or, on travaille toujours avec et pour les autres. L’idéologie individualiste et la financiarisation ont rendu invisible cette réalité. Sortir de la crise demande donc de revenir à l’essentiel. Cela permet à l’auteur de cerner des pistes concrètes pour sortir de cette impasse.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Quelle philosophie du travail ? Hannah Arendt et Simone Weil

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 3/4 : Quelle philosophie du travail ? Hannah Arendt et Simone Weil

Podcast disponible ici pendant un an: www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-pierre-yves-gomez-34-quelle-philosophie-du-travail-hanna-arendt-e

La vraie crise économique vient du manque de philosophie sur le travail. Le travail est la source de création de valeur. Deux visions très différentes s’opposent: la vision de Hannah Arendt qui oppose le travail (alimentaire) et l’œuvre (créative,

plus noble), et la pensée de Simone Weil qui voit qu’en s’appropriant son travail l’homme devient libre.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Qu’appelle-t-on financiarisation ? (2)

À la suite

du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 2/4 : Qu’appelle-t-on financiarisation ?

Podcast disponible ici pendant un an

La finance oriente l’économie à travers les promesses de profits des entreprises dans leur course pour capter les ressources des marchés. Le concours de beauté devient une course au profit. L’entreprise est réorganisée et pilotée

à travers des objectifs chiffrés. Le directeur financier et les contrôleurs de gestion deviennent des personnes clefs dans l’entreprise.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Qu’appelle-t-on financiarisation de l’économie ?

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 1/4 : Qu’appelle-t-on financiarisation de l’économie ?

3 minutes sur les origines de la financiarisation : un problème de financement des retraites, le tournant de 1974 et l’arrivée massive des fonds de pension sur les marchés financiers. La finance commence alors à orienter l’économie : la financiarisation.

Podcast disponible pendant un an: www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-pierre-yves-gomez-24-qu-appelle-t-on-financiarisation-2014-12-30

 

Réguler les retraites chapeaux?

Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez traite le sujet des retraites chapeaux. Celles-ci reflètent la disparité des salaires entre salariés et dirigeants. Les procédures de gouvernance consultatives et les dispositions du code AFEP-Medef protègent mal contre les excès. La retraite chapeau la plus élevée est de 280 000 euros contre une moyenne de 323 euros pour les 90 000 bénéficiaires de ce système de retraite complémentaire.

Pour lire l’article: 2014-12-11~1847@LE_MONDE_ECO___ENTREPRISE

Prix du meilleur article Eurofidai pour Nicolas Aubert

Nicolas Aubert, chercheur associé à l’IFGE, a reçu le prix du meilleur article Eurofidai 2014 pour son article « Employee ownership: A theoretical and empirical investigation of management entrenchment vs. reward management » publié dans Economic Modelling. L’article traite des effets de l’actionnariat salarié sur les managers et le management.

Aubert, N., Garnotel, G., Lapied, A., & Rousseau, P. 2014. Employee ownership: A theoretical and empirical investigation of management entrenchment vs. reward management. Economic Modelling, 40: 423–434.

ABSTRACT

Employee ownership is often used not only as a reward management tool but also as an entrenchment mechanism. The literature suggests that good managers use employee ownership as a reward management tool, whereas bad managers implement it for entrenchment, thus suggesting the existence of an equilibrium level of employee ownership. The contributions of this paper are both theoretical and empirical. Theoretically, this paper fills a gap in the published research by taking into account both positive and negative outcomes of employee ownership. Our model produces three main conclusions: (i) Low-performing managers use employee ownership as an entrenchment mechanism (ii) that increases the signaling cost of employee ownership for high-performing managers. (iii) We suggest that employee ownership should not be left only to the management’s discretion because both types of managers have an incentive to implement employee ownership. Our empirical study investigates how employee ownership affects management tenure. This study takes into account the two main motives for employee ownership examined by the model (i.e., management entrenchment and reward management). We find a positive relationship between employee ownership and management tenure. This result provides new evidence that employee ownership can be used as an entrenchment mechanism.

Pour sortir de la crise, revenons au travail réel

Entreprise et Carrières a interviewé Pierre-Yves Gomez au sujet de son livre Le travail invisible. L’occasion pour l’auteur de revenir sur les raisons de la disparition du travail comme préoccupation majeure de l’entreprise. Le travail, qui est toujours subjectif, objectif et collectif, est la source de création de richesse. Les cadres, et particulièrement les DRH, ont un rôle important à jouer pour sortir de la crise et offrir au travailleur la place centrale qu’il doit avoir dans l’organisation de l’activité économique.

Pour lire l’article: Entretien PY Gomez – Entreprises et Carrières 2014

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