Que peut bien valoir un président?

Alors qu’Henri Proglio, président de Thalès, réclame un fixe de 400 000 euros, son actionnaire principal, l’État, ne lui en accorde que 140 000. Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez pose la question de la détermination de la valeur d’un président de conseil d’administration. Comment l’évaluer: par le marché ou par le travail réel effectué?

Pour lire l’article: Gomez_Monde_Economie_26022015

La gouvernance en mutation

Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez analyse dans une perspective historique les implications de la mutation actuelle du modèle de l’entreprise technocrate et hiérarchique.

Comme le montre le nouveau concept de management d’entreprises « libérées » (Liberté  &  Cie de S. Getz et B. Carney, Flammarion, 2013), l’entreprise classique est appelée à se transformer. D’une part la valeur ajoutée est désormais créée conjointement par l’entreprise, ses fournisseurs, ses utilisateurs et clients. D’autre part, l’entreprise d’aujourd’hui contrairement au modèle taylorien nécessite des employés autonomes qui, plutôt que suivre des normes fabriquées au sommet de la hiérarchie, peuvent et doivent faire valoir leur compétences et talents. Dans ce contexte, le travail réel doit être désentravé et le millefeuille hiérarchique allégé. Cela implique également que l’apport de travail devient crucial et que le poids relatif de l’apport de capital diminue. Une révolution de la gouvernance se profile-t-elle ?

Pour lire l’article: LE_MONDE_ECO ENTREPRISE

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Pour un travail vivant…. comment faire ?

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 4/4 : Pour un travail vivant…. comment faire ?

Podcast disponible ici pendant un an

Pour rendre le travail vivant, il est nécessaire de concevoir sa triple nature : subjective, objective et collective. En se focalisant sur l’aspect objectif (la performance et le résultat), le travail subjectif du travailleur a disparu. Mais aussi l’aspect collectif. Or, on travaille toujours avec et pour les autres. L’idéologie individualiste et la financiarisation ont rendu invisible cette réalité. Sortir de la crise demande donc de revenir à l’essentiel. Cela permet à l’auteur de cerner des pistes concrètes pour sortir de cette impasse.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Quelle philosophie du travail ? Hannah Arendt et Simone Weil

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 3/4 : Quelle philosophie du travail ? Hannah Arendt et Simone Weil

Podcast disponible ici pendant un an: www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-pierre-yves-gomez-34-quelle-philosophie-du-travail-hanna-arendt-e

La vraie crise économique vient du manque de philosophie sur le travail. Le travail est la source de création de valeur. Deux visions très différentes s’opposent: la vision de Hannah Arendt qui oppose le travail (alimentaire) et l’œuvre (créative,

plus noble), et la pensée de Simone Weil qui voit qu’en s’appropriant son travail l’homme devient libre.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Qu’appelle-t-on financiarisation ? (2)

À la suite

du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 2/4 : Qu’appelle-t-on financiarisation ?

Podcast disponible ici pendant un an

La finance oriente l’économie à travers les promesses de profits des entreprises dans leur course pour capter les ressources des marchés. Le concours de beauté devient une course au profit. L’entreprise est réorganisée et pilotée

à travers des objectifs chiffrés. Le directeur financier et les contrôleurs de gestion deviennent des personnes clefs dans l’entreprise.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Qu’appelle-t-on financiarisation de l’économie ?

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 1/4 : Qu’appelle-t-on financiarisation de l’économie ?

3 minutes sur les origines de la financiarisation : un problème de financement des retraites, le tournant de 1974 et l’arrivée massive des fonds de pension sur les marchés financiers. La finance commence alors à orienter l’économie : la financiarisation.

Podcast disponible pendant un an: www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-pierre-yves-gomez-24-qu-appelle-t-on-financiarisation-2014-12-30

 

Réguler les retraites chapeaux?

Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez traite le sujet des retraites chapeaux. Celles-ci reflètent la disparité des salaires entre salariés et dirigeants. Les procédures de gouvernance consultatives et les dispositions du code AFEP-Medef protègent mal contre les excès. La retraite chapeau la plus élevée est de 280 000 euros contre une moyenne de 323 euros pour les 90 000 bénéficiaires de ce système de retraite complémentaire.

Pour lire l’article: 2014-12-11~1847@LE_MONDE_ECO___ENTREPRISE

Prix du meilleur article Eurofidai pour Nicolas Aubert

Nicolas Aubert, chercheur associé à l’IFGE, a reçu le prix du meilleur article Eurofidai 2014 pour son article « Employee ownership: A theoretical and empirical investigation of management entrenchment vs. reward management » publié dans Economic Modelling. L’article traite des effets de l’actionnariat salarié sur les managers et le management.

Aubert, N., Garnotel, G., Lapied, A., & Rousseau, P. 2014. Employee ownership: A theoretical and empirical investigation of management entrenchment vs. reward management. Economic Modelling, 40: 423–434.

ABSTRACT

Employee ownership is often used not only as a reward management tool but also as an entrenchment mechanism. The literature suggests that good managers use employee ownership as a reward management tool, whereas bad managers implement it for entrenchment, thus suggesting the existence of an equilibrium level of employee ownership. The contributions of this paper are both theoretical and empirical. Theoretically, this paper fills a gap in the published research by taking into account both positive and negative outcomes of employee ownership. Our model produces three main conclusions: (i) Low-performing managers use employee ownership as an entrenchment mechanism (ii) that increases the signaling cost of employee ownership for high-performing managers. (iii) We suggest that employee ownership should not be left only to the management’s discretion because both types of managers have an incentive to implement employee ownership. Our empirical study investigates how employee ownership affects management tenure. This study takes into account the two main motives for employee ownership examined by the model (i.e., management entrenchment and reward management). We find a positive relationship between employee ownership and management tenure. This result provides new evidence that employee ownership can be used as an entrenchment mechanism.

Pour sortir de la crise, revenons au travail réel

Entreprise et Carrières a interviewé Pierre-Yves Gomez au sujet de son livre Le travail invisible. L’occasion pour l’auteur de revenir sur les raisons de la disparition du travail comme préoccupation majeure de l’entreprise. Le travail, qui est toujours subjectif, objectif et collectif, est la source de création de richesse. Les cadres, et particulièrement les DRH, ont un rôle important à jouer pour sortir de la crise et offrir au travailleur la place centrale qu’il doit avoir dans l’organisation de l’activité économique.

Pour lire l’article: Entretien PY Gomez – Entreprises et Carrières 2014

La transparence sur la rémunération des salariés est inexorable

Pierre-Yves Gomez est interviewé par Guillaume Errard du Figaro à propos de la transparence sur la rémunération des dirigeants. Le nouveau directeur financier de Darty a récemment dévoilé les détails de sa rémunération. Ces pratiques sont nouvelles en France et soulèvent plusieurs questions. Cette pratique va-t-elle se généraliser à toutes les entreprises? Tous les salariés seront-ils un jour concernés? Est-ce source potentielle de nouvelles tensions?

Pour lire l’article, cliquer ici. 

Troisième Prix du meilleur ouvrage pour Pierre-Yves Gomez par la Fondation Manpower Group et HEC Paris

La Fondation Manpower Group et HEC Paris ont organisé la 19e édition du prix de la Fondation Manpower Group à la CCI de Paris. Il s’agit du troisième prix remporté cette année par Pierre-Yves pour son ouvrage  » Le travail invisible : enquête sur une disparition ».

Ce 19 novembre, Pierre-Yves Gomez a reçu le prix littéraire des grandes écoles « élèves HEC » du meilleur ouvrage. Ce prix récompense un ouvrage apportant une réflexion novatrice et constituant une aide réelle à la décision dans les domaines du travail, de l’emploi, de la société ou du management. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Alain Roumilhac, Président de Manpower Group et de Bernard Ramanantsoa, Directeur Général d’HEC Paris.

Pour lire l’interview de Pierre-Yves Gomez:  » SI ON REVIENT AU TRAVAIL RÉEL, ON LIBÈRE LA VALEUR : LA SUBSIDIARITÉ POUR RÉINVENTER LE TRAVAIL  »

Les deux Prix précédents que l’auteur a reçu pour ce livre sont:

Trois emblèmes de la stature du dirigeant

Dans sa chronique dans Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez analyse la stature de trois dirigeants qui ont fait l’actualité récemment. Bien que l’on puisse imaginer que le pouvoir des dirigeants des entreprises du CAC 40 ait été considérablement affaibli par la montée des normes de gouvernance et des pratiques de contrôle du conseil d’administration, ces exemples montrent que leur puissance réelle et symbolique reste aussi grande qu’avant.

Pour lire l’article: 2014-11-13 Le Monde PY Gomez

Comment réconcilier la société avec l’entreprise ?

Dans cette tribune publiée par Le Figaro, Pierre-Yves Gomez profite de la seconde Fête des voisins au travail, pour réaffirmer la thèse de son livre Le travail invisible, qui a reçu hier le prix du Livre RH 2014, et poser la question de la réconciliation entre la société et l’entreprise.

L’idée de cet article est de montrer que pour réconcilier entreprise et société, les acteurs et penseurs de l’entreprise doivent tout d’abord reconnaître que « ce ne sont pas les entreprises qui créent la valeur des choses, c’est le travail humain ». Le « managérialisme aigu » qui frappe les pilotes de l’entreprise les persuade justement du contraire, que leurs systèmes de gestion et tableaux de contrôle créent de la valeur. Aveuglés par les chiffres et les normes, ils ne voient plus le travail réel, dans la vraie vie des personnes qui travaillent. Ils les privent alors de fierté, d’utilité et de solidarité. L’entreprise unit une communauté de travail autour d’un objectif commun et fabrique la société. Il est un besoin urgent de reconnaître cela, « au-delà des slogans », pour réconcilier entreprise et société.

Pour lire l’article.

Interview de Pierre-Yves Gomez, vainqueur du Prix du Livre RH 2014

Suite à la remise du prix du livre RH 2014 « Sciences-Po, Syntec recrutement, Le Monde » remporté par le livre Le Travail Invisible, Pierre-Yves Gomez est interviewé au sujet de son livre. Les propos ont été recueillis par Anne Rodier et publiés dans Le Monde du 1er octobre 2014.

Pour lire l’interview: « L’entreprise a perdu de vue la réalité du travail », cliquer ici

Le prix du livre RH est remis chaque année par Syntec Conseil en Recrutement / Sciences-Po / Le Monde. Les étudiants de Sciences Po pré-sélectionnent avec leurs professeurs parmi 70 ouvrages qui paraissent chaque année dans le domaine des ressources humaines. Puis, un jury de 12 personnes composé de DRH et de membres fondateurs du Prix du livre RH choisit le vainqueur selon les critères de sélection suivants: nouveauté du sujet/actualité, qualité du traitement et de l’argumentation, explicitation des fondements scientifiques, lisibilité, apport à la réflexion, pertinence pour l’action.

Pour en savoir plus sur le prix et connaitre les trois ouvrages nominés, cliquer ici.

Pierre-Yves Gomez lauréat du Prix du livre RH 2014

La 14ème édition du « PRIX DU LIVRE RH SCIENCES PO, SYNTEC RECRUTEMENT, LE MONDE » a été remportée par le livre Le Travail Invisible de Pierre-Yves Gomez. La cérémonie de remise du Prix était organisée le 30 septembre au Journal Le Monde avec les étudiants de Sciences Po, des professionnels des ressources humaines et de la presse.

Le prix du livre RH est remis chaque année par Syntec Conseil en Recrutement / Sciences-Po / Le Monde. Les étudiants de Sciences Po pré-sélectionnent avec leurs professeurs parmi 70 ouvrages qui paraissent chaque année dans le

domaine des ressources humaines. Puis, un jury de 12 personnes composé de DRH et de membres fondateurs du Prix du livre RH choisit le vainqueur selon les critères de sélection suivants: nouveauté du sujet/actualité, qualité du traitement et de l’argumentation, explicitation des fondements scientifiques, lisibilité, apport à la réflexion, pertinence pour l’action.

Pour en savoir plus sur le prix et connaitre les trois ouvrages nominés, cliquer ici.

Pour lire un chapitre du Travail Invisible, visionner vidéos, entretiens et plus d’informations autour du sujet, consulter le blog de Pierre-Yves Gomez.

Pour suivre les travaux de Pierre-Yves Gomez sur le compte Twitter @PYvesGomez, cliquer ici.

COUVERTURE DE LA PRESSE

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Le Monde interview Pierre-Yves Gomez au sujet de son livre. Les propos ont été recueillis par Anne Rodier et publiés le 1er octobre 2014. Pour lire l’interview.

Dans cette tribune publiée dans Le Figaro, Pierre-Yves Gomez réaffirme la thèse de son livre Le travail invisible et pose la question de la réconciliation entre la société et l’entreprise. Pour lire l’article.

Le quotidien économique Les Echos revient sur le livre de Pierre-Yves Gomez Le Travail invisible, après avoir été récompensé par le Prix du livre RH 2014. Pour lire l’article

 

VIDEOS ET EXTRAITS

La seconde vidéo a été réalisée afin d’illustrer la thèse du livre sur le travail invisible, la crise et les solutions pour en sortir.

Vous pouvez télécharger le chapitre 11 ou le visualiser comme un livre en cliquant sur le programme suivant :

 

Qui sont les patrons français? Evolution des dirigeants des entreprises cotées 1992-2012

Le Preuves à l’Appui No5, dirigé par Pierre-Yves Gomez et Zied Guedri, étudie le profil et l’évolution de 1992 à 2012 des personnes qui exercent la fonction exécutive dans les entreprises cotées: directeur général dans une entreprise à conseil d’administration, président du directoire pour les entreprises qui sont gouvernées sous la forme duale, ou gérant dans une commandite. L’IFGE publie cette étude chiffrée pour mieux connaitre les patrons français. Quelles sont les caractéristiques des dirigeants des entreprises cotées? Et comment ont-elles évoluées ces 20 dernières années?

Age moyen, sexe, école d’élite, type de formation, expérience à l’étranger, ancienneté dans l’entreprise, durée au poste de dirigeant, taux de révocation, réseaux des dirigeants. Des réponses précises sont apportées en distinguant, comme le fait toujours l’IFGE, quatre catégories d’entreprises : PME, entreprises de taille intermédiaire, grandes entreprises et entreprises géantes.

L’analyse des chiffres bruts permet de préciser ou de contredire certaines idées répandues. Par exemple, le marché du travail des dirigeants fonctionne beaucoup moins qu’on ne l’affirme car les dirigeants viennent en général de l’interne, après 15 ans en moyenne dans l’entreprise.

Pour télécharger le document: Preuves à l’Appui N°5

Analyse des pratiques de gouvernance dans les entreprises sénégalaises

Melyan MENDY, chercheur associé à l’IFGE, publie un article sur les pratiques gouvernance dans les PME au Sénégal.

MENDY, Melyan. « Analyse des pratiques de gouvernance dans les entreprises sénégalaises », Revue Vie et Sciences de l’Entreprise (VSE), Spécial « Développements récents en gouvernance d’entreprise », Juin 2014, à paraître.

Résumé

Le présent article examine les pratiques de gouvernance dans les Petites et moyennes entreprises sénégalaises. Vingt (20) entretiens semi-directifs ont été effectués auprès des dirigeants d’entreprises sénégalaises et ont été traités selon l’analyse de discours thématique. En mettant en évidence l’existence de plusieurs types de dirigeants en fonction de leurs pratiques de gouvernance observées au Sénégal, les principaux résultats (les thèmes émergents) suggèrent, contre les idées reçues, que la mondialisation n’entraîne pas inexorablement la convergence vers un modèle universel unique de gouvernance dominé par les marchés financiers. En effet, il s’avère que les pratiques de gouvernance d’entreprise sont contingentes aux représentations sociales des dirigeants d’entreprises.

Quand le réel jaillit de l’illusion : La force des promesses libérales en matière de rémunération des dirigeants

CHAPAS B., (2014), « Quand le réel jaillit de l’illusion : La force des promesses libérales en matière de rémunération des dirigeants », La Revue des Sciences de Gestion, n° 265, pp. 61-68.

Résumé

La rémunération des dirigeants fait depuis plusieurs années l’objet d’une controverse publique qui témoigne de la non-réalisation des « promesses » du modèle économique libéral (i.e. une rémunération fonction de la performance). Comme le montre l’attachement des acteurs de la controverse aux principes de la justification marchande de la rémunération des dirigeants, ce dernier continue pourtant de saturer l’espace intellectuel et médiatique. Dans cet article, nous proposons une explication de ce phénomène en montrant que cette « fidélité » des acteurs au modèle économique libéral de justification de la rémunération des dirigeants est le signe que, loin de ne susciter chez eux que désillusion, la non-réalisation des « promesses libérales » rend ces dernières encore plus désirables à leurs yeux.

Mots-clés : rémunération des dirigeants ; justification ; performance ; justice ; scandale

Plan de l’article

1. Rémunération des dirigeants : un problème de justice

2. Une eschatologie libérale

3. Du désir au délire de justice

Conclusion

 

English

When the reality springs from the illusion : the strength of the liberal promises on the CEO Compensation The CEO compensation has been the object of a public controversy for several years, which illustrates the non-realization of the “promises” of the liberal economic model (e.g., a compensation function of the performance). As the attachment of the actors of the controversy to the market justification principles of CEO compensation shows, nevertheless this continues to saturate the intellectual and media space. In this article, we propose an explanation of this phenomenon through the analysis of the “loyalty” of the actors in the liberal economic model of justification of the CEO compensation. Indeed, it is the sign that the non-realization of the “liberal promises” makes them even more desirable to them.

Keywords : ceo compensation ; justification ; performance ; justice ; scandal

Español

Cuando la realidad nace de la ilusión : la fuerza de las promesas liberales en cuanto a remuneración de los dirigentes La remuneración de los dirigentes es, desde hace varios años, objeto de una controversia pública que revela la no realización de las “promesas” del modelo económico liberal (i.e una remuneración función del resultado). Como lo muestra el compromiso de los protagonistas de la controversia a los principios de la justificación comercial de la remuneración de los dirigentes, éste sigue saturando el espacio intelectual y mediático. En este artículo, proponemos una explicación de este fenómeno mostrando que esta “fidelidad” de los protagonistas al modelo económico liberal de justificación de la remuneración de los dirigentes es la señal de que, lejos sólo de suscitar en ellos desilusión, la no realización de las “promesas liberales” las hace aún más deseables para ellos.

Palabras claves : remuneración de los dirigentes ; justificación ; resultado ; justicia ; escándalo

Premier bilan sur les nouveaux administrateurs salariés par TM Partenaires

La loi de juin 2013  impose aux SA de plus de 5.000 employés (ou 10.000 dans le Monde), de nommer au moins un administrateur représentant les salariés. Suite à cette législation, les conseils d’administration du CAC 40 commencent déjà à évoluer.

Le cabinet TM Partenaires publie un premier bilan sur les nouveaux administrateurs salariés. Ce rapport est le résultat d’une consultation auprès de sociétés du CAC 40 à l’issue des Assemblées générales 2014. TM Partenaires a mené 25 entretiens confidentiels, principalement avec les Secrétaires du Conseil et Directeur des Ressources Humaines du CAC40, et de quelques sociétés du SBF 120.

Pour télécharger: Regards sur la Gouvernance – L’Administrateur Salarié

 

Il n’est de richesse que d’hommes ? Déclarations et représentation

Travail invisible
L’ambivalence du discours sur l’importance du facteur humain est grande, argumente Pierre-Yves Gomez dans cette chronique. La maxime de Bodin : « Il n’est de richesse que d’hommes » est devenue une banalité tant elle est entendue dans la rhétorique managériale. Car le travail humain est source de création de valeur et de compétitivité. La tâche du conseil d’administration étant de penser le long terme, on penserait que les spécialistes des ressources humaines y gagnent une place d’office. En réalité, c’est rarement le cas. Explications : Télécharger l’article

Rapport 2013 sur l’appropriation par les entreprises du code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées moyennes et petites des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable » et compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Comme chaque année, MiddleNext a confié à l’IFGE l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2012. En donnant une image de la population des entreprises qui ont adopté le code MiddleNext, le rapport permet de mieux appréhender leurs caractéristiques, leurs systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Le rapport décrit les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance. Il donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext. On observe en particulier une progression du nombre d’entreprises ayant mis en place des comités d’audit (66% en 2012 contre 47% en 2011), une progression continue du nombre d’entreprises ayant mis en place un règlement intérieur pour leur conseil (82% en 2012 contre 80% en 2011, 63% en 2010 et 48% en 2009) ainsi qu’une nette augmentation du nombre de sociétés ayant mis en place une évaluation des travaux du conseil (70% en 2012 contre 62% en 2011 et 31% en 2010).

« Nous sommes heureux de constater que les valeurs moyennes s’approprient de mieux en mieux le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext. Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l’IFGE, «Chaque année, les chiffres confirment la particularité du profil de gouvernance des entreprises moyennes et leur différence avec les entreprises du CAC40».

Pour télécharger : 140530_Rapport_2013_v7

Qui décide pour Alstom ?

« Ouvrons la boite noire de la gouvernance » nous dit Pierre-Yves Gomez dans sa chronique à propos de la cession de 2/3 de l’activité de Alstom à General Electric. Qui réalise un arbitrage aussi crucial pour 65 000 salariés ? L’assemblée générale des actionnaires semble impuissante du fait de la dilution du capital. Le conseil d’administration est le seul chef à bord. D’où l’importance d’examiner sa composition et ses intentions. Un appel à s’interroger sur la gouvernance et non seulement sur le rôle de l’État.

Télécharger l’article

Thèse de Asma Fattoum sur les dilemmes du PDG fondateur lors d’une introduction en bourse

Asma Fattoum a soutenu sa thèse de doctorat le lundi 7 avril 2014. Sa thèse s’intitule: « Roi ou Riche: Trois essais sur les dilemmes des PDG fondateurs lors d’une introduction en bourse ». Le titre original est: “Three Essays on the King Versus Rich Dilemma Faced by Founder-CEOs at IPO“.

Le comité de thèse se composait de:

  • Frederic Delmar (Principal Advisor, Lunds Universitet, Sweden),
  • Pierre-Yves Gomez (Chair, EMLYON Business School),
  • Garry Bruton (External Examiner, Texas Christian University, USA),
  • Mike Wright (External Examiner, Imperial College, UK)”.

Cette thèse comprend trois essais qui examinent le dilemme « Roi ou Riche » auquel fait face le fondateur-PDG lors d’une introduction en bourse. En effet, une introduction en bourse dilue les droits de propriété des fondateurs-PDG, ce qui peut affaiblir leur contrôle sur l’entreprise. Pour éviter toute perte de contrôle, les fondateurs-PDG peuvent mettre en place des mécanismes de défense tels que des actions à deux paliers, des structures de contrôle de la pyramide et des pactes-accords de vote. Toutefois, puisque les mécanismes de défense peuvent créer des coûts d’agence et une latitude plus grande pour empiéter sur les droits des nouveaux actionnaires, les mécanismes de défense mis en place par les PDG-fondateurs sont susceptibles de faire l’objet de sanctions financières lors de l’introduction. Ainsi, le PDG-fondateur fait face à un dilemme: soit (1) choisir la solution du roi en mettant en place des mécanismes de défense et subir des pénalités financières ou (2) choisir la solution du riche en n’utilisant pas les mécanismes de défense au risque de perdre le contrôle de l’entreprise mais en assurant une meilleur évaluation financière de l’entreprise lors de l’introduction.

Abstract

This thesis comprises three essays that investigate the king versus rich dilemma confronting founder-CEOs at IPO. Indeed, IPOs dilute founder-CEOs’ cash-flow rights, which may weaken their control over the firm. To prevent any loss of control, founder-CEOs can put in place defensive mechanisms such as dual-class shares, pyramid control structures and voting pact agreements. However, because defensive mechanisms may create opportunities for principal-principal agency costs and discretion for private benefits expropriation, founder-CEOs implementing defensive mechanisms are likely to suffer financial penalties at IPO. Hence, founder-CEOs face a dilemma at IPO: Either (1) select the king alternative by putting in place defensive mechanisms and suffering financial penalty or (2) choose the rich alternative by not using defensive mechanisms and risking loss of control over the firm but securing higher firm valuation at IPO.

In the first essay, I investigate whether founder-CEOs are more inclined than non- founder-CEOs to choose the king alternative. I also examine whether firm age, firm size and venture capital voting power influence founder-CEOs predisposition to prefer the king over the rich alternative. Relying on the literature highlighting founders’ intrinsic and extrinsic specific attributes as well as their emotional biases, I suggest that founder-CEOs are more likely than non-founder CEOs to prefer the king alternative at IPO. I also suggest that firm age and firm size positively impact the use of defensive mechanisms in firms led by founder- CEOs. In contrast, I suggest that venture capital and private equity shareholders are likely to resist implementation of such mechanisms. I test hypotheses empirically using the full population of 467 firms that went public over the period 1992-2010 in France. Findings show that founder-CEOs are more likely than other CEOs to choose the king alternative rather than the rich alternative and that venture capital and private equity investors oppose defensive mechanisms implementation. In contrast, results indicate that founder-CEOs’ propensity to opt for the king alternative is not influenced by firm age and firm size.

In the second essay, I examine whether the king and rich alternatives are mutually exclusive at IPO. In particular, I assess whether the king alternative necessarily leads founder- CEOs to leave money on the table at IPO. I also investigate whether founder-CEOs who choose the king alternative can successfully use affiliation with reputable underwriters and agreement on restrictive share lockups as credible signals to reduce the financial penalty incurred at IPO date. Building upon principal-principal agency theory, I argue that the king alternative produces a significant financial penalty because defensive mechanisms exacerbate adverse selection and moral hazard problems at IPO. Moreover, drawing on signaling theory I suggest that greater underwriter reputation and more restrictive share lockup conditions lower the financial penalty suffered by founder-CEOs selecting the king alternative. I test hypotheses empirically using the full population of 287 founder-CEO led firms that went public over the period 1992-2010 in France. Results show that the king and rich alternatives are mutually exclusive at IPO date. Founder-CEOs who adopt the king position suffer considerable financial penalties at IPO. Furthermore, affiliation with reputable underwriters and agreement on restrictive lockups do not constitute sufficiently credible signals to mitigate those financial penalties at IPO.

In the third essay, I address three aspects of the long-term consequences of the king versus rich dilemma faced by founder-CEOs. First, I examine whether founder-CEOs who choose the king alternative by putting in place defensive mechanisms at IPO are actually experiencing fewer non-voluntary turnover events than founder-CEOs who choose the rich alternative. Second, I assess whether financial penalties suffered at IPO by founder-CEOs who choose the king alternative persist in the long-term post-IPO. Finally, I explore the effects of the king versus rich choice on firm dividend policy. Drawing on a panel data set that includes 287 IPO firms led by founder-CEOs over the period 1992-2010 in France, I show that the higher the number of defensive mechanisms implemented by founder-CEOs, the less likely they will experience non-voluntary turnover event post-IPO. Moreover, in line with stewardship theory arguments I found that the negative effect of defensive mechanisms on firm valuation observed at IPO date shifts progressively and becomes positive in the long- term post-IPO. More importantly, I found that founder-CEOs who select the king alternative are able to largely recover over the long run money left on the table at IPO date, and hence, they can achieve the king and rich outcomes sequentially over time. Finally, in agreement with stewardship theory expectations I found that firms led by founder-CEOs who select the king alternative exhibit lower dividend payout than other firms.

In sum, the results of this dissertation contribute to entrepreneurship and corporate governance research investigating the consequences of founders’ emotional biases on their strategic choices and personal wealth. In particular, this dissertation does confirm that founder-CEOs exhibit idiosyncratic behavior when their control over the firm is at risk. When a founder-CEO faces the king versus rich dilemma that involves (1) a high degree of control using defensive mechanisms, but important short-term economic loss resulting from high underpricing and low price premiums; and (2) no defensive mechanisms against dilution of control, but higher IPO valuation, the striking winner is the king choice. In contrast, when a non-founder CEO is confronted by the king versus rich dilemma, s/he is more likely than a founder-CEO to choose the rich course of action. Moreover, this dissertation confirms that founder-CEOs exhibit stewardship behavior in the long-term, even in situations where their king posture allows them to easily extract private benefits. Evidence of higher price to book ratios for firms in which control is locked by founder-CEOs using several defensive mechanisms suggests that founder-CEOs do not use such devices to extract private benefits but instead use them to implement long-term value maximization strategies. This stewardship behavior enables founder-CEOs who choose the king alternative to recover in the long-run money they left on the table at IPO.

L’IFGE fête ses 10 ans

Depuis 2003 déjà, l’IFGE innove… 10 ans de recherches en gouvernance au service de l’action. 10 ans que nous sommes convaincus, avec nos partenaires, qu’il n’y a pas d’entreprise responsable sans une responsabilité partagée.

Pour marquer cet évènement, nous avons:

  • réalisé une refonte du site et réinventé notre identité visuelle

  • créé une frise animée (cliquez ici) qui revient sur les évènements marquants

  • enregistré des interviews de personnes qui sont engagées dans l’IFGE et des étudiants qui témoignent de l’enseignement qu’ils ont reçu

Les vidéos enregistrées pour les 10 ans

               

Extraits des entretiens avec toutes les personnes qui se sont exprimées: 

  

                     

 

Pierre-Yves Gomez sur les origines de l’IFGE:  

 

        

                  

Pierre-Yves Gomez pour remercier les partenaires de l’IFGE pendant les 10 dernières années et les 10 prochaines:

                      

Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext:

Aurélien Eminet, professeur à l’ESDES, Université Catholique de Lyon:

 

Harry Korine, professeur à INSEAD:

Sébastien Dérieux, assistant de recherche à l’IFGE:

Entretien avec des étudiantes de EMLYON qui ont suivi les cours sur la gouvernance d’entreprise de Pierre-Yves Gomez et où interviennent les chercheurs de l’IFGE (Xavier Hollandt, Bertrand Valiorgue, Jean-Charles Clément).

Estelle Dorwling-Carter:

          

 Sabine Geisler: 

 Esther Porte:

   

Thèse de Sébastien Dérieux sur la transmission de la notion de travail bien fait dans l’entreprise

Titre de la thèse : La transmission de la notion de travail bien fait dans l’entreprise. Une enquête sur le rôle de la mémoire des communautés de travail à ENEDIS (ex-ERDF)

Thèse en sciences de gestion de Sébastien Dérieux soutenue à l’Université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction de Pierre-Yves Gomez, professeur à EMLYON et directeur de l’IFGE.

Thèse disponible ici en pdf.

Résumé

L’objectif de cette thèse est de montrer comment se transmet une connaissance commune de la notion de « travail bien fait » au sein de l’entreprise. Dans les économies modernes, la question de la connaissance est l’une des plus essentielles mais également l’une des plus complexes à gérer pour les organisations. Le propre de l’entreprise est d’assurer la production continue de la qualité des produits ou service dans lesquels elle se spécialise. Pour cela, le travail doit être évalué et valorisé à différents niveaux, ce qui permet d’appréhender la question du travail bien fait. Cette thèse se focalise sur la constitution et l’apprentissage d’une notion commune du travail bien fait. Cette approche s’éloigne d’une compréhension abstraite des connaissances pour intégrer la réalité subjective, objective et collective du travail dans l’entreprise.

La recherche empirique consiste en une étude qualitative approfondie du travail au sein de différents sites d’ENEDIS (ex-ERDF), société qui gère et exploite le réseau électrique français. L’analyse des données issues de l’observation du travail et des entretiens montre que la notion de travail bien fait est transmise parce qu’elle est appliquée, justifiée, incarnée, éprouvée par une communauté de travail. C’est donc moins l’organisation et le management que la mémoire des communautés de travail qui expliquent la transmission de la notion de travail bien fait.

Le modèle théorique qui émerge des données empiriques indique que la mémoire des communautés de travail se compose de quatre types de connaissances communes : les recettes conventionnelles du travail bien fait, la mémoire des fondements identitaires, la mémoire des épreuves communes, la mémoire des figures du travail. La description détaillée de chaque composante de la mémoire communautaire restitue une vision générale mais précise et concrète des relations de transmission. Elle met aussi en évidence la structure nécessaire pour qu’une communauté de travail élabore et transmette une connaissance partagée du travail bien fait. La thèse précise les conditions de l’apprentissage et du développement chez les travailleurs moins expérimentés d’une aptitude au travail bien fait. Finalement, il apparait qu’en l’absence de communautés de travail vivantes, un niveau de qualité partagé ne peut être maintenu dans l’entreprise.

Mots clés
Communauté, mémoire, connaissances, travail, qualité, transmission, apprentissage, commun, conventions, collectif, évaluation

The transmission of the concept of work well-done in companies. An inquiry into the role of working communities’ memory at ENEDIS (formerly ERDF).

The objective of this doctoral research is to show how a common knowledge of the concept of work well-done is transmitted within companies. In modern economies, knowledge is one of the most essential yet also one of the most complex issues for organizations to manage. A defining feature of companies is to ensure the continued quality of the products or services in which it specializes. In order to do so, work must be assessed and valued at different levels, allowing to tackle the question of work well-done. This thesis focuses on the formation and on the learning process of a common notion of work well-done. This approach departs from a conceptual understanding of knowledge and moves towards considering the subjective, objective and collective reality of work in companies.

The empirical research is based on an in-depth qualitative study of work led in different sites at ENEDIS (formerly ERDF), a large company which manages and operates the French electric grid. The analysis of data from the observation of work and interviews shows that the concept of well-done work can only be transmitted because it is applied, justified, embodied, proven by a working community. It is less management and organizing principles than the memory of these communities which explain the transmission of the concept well-done work.

The theoretical model that emerges from the empirical data indicates that the memory of the working communities consists of four types of common knowledge: the conventional recipes of well-done work, the memory of founding principles, the memory of common tests, the memory of work figures. The detailed description of each component of this community memory offers a general but precise and concrete view of transmission relations. It also highlights the necessary structure for a working community to develop and to convey a notion of well-done work. The thesis specifies the conditions in which less experienced workers can learn and develop an ability for well-done work. Finally, it becomes apparent that without lively working communities, a common level of quality cannot be maintained in the company.

Key words
Community, memory, knowledge sharing, knowledge transfer, work, quality, transmission, learning, common, conventions, collective, evaluation, knowledge

Intervention de Sébastien Dérieux lors de la journée d’études internationale « Histoire d’Entreprise et Capitalisme »

Intervention de Sébastien Dérieux, chercheur à l’IFGE, lors de la la journée internationale d’étude organisée par l’IFGE, le laboratoire Triangle, l’IEP, Lyon 2, et l’ENS qui s’est déroulé à l’Institut d’Études Politiques de Lyon le 10 avril 2014 sur le thème « Histoire d’Entreprise et Capitalisme ».

Sa communication s’intitulait « Community Memory and Organizational Identity » et évoquait le sujet de la mémoire des communautés et autres groupes sociaux dans le temps et la manière dont elle affecte leur identité et donc leur comportement. En l’appliquant avec prudence à l’entreprise, le but était de de tisser des liens entre l’histoire d’entreprise en tant que récit et sa mémoire collective telle qu’elle est vécue par ses membres. Grâce à l’ouverture à l’anthropologie, la sociologie et la philosophie, on peut observer cette dimension communautaire de l’entreprise dans le temps. Quelques implications de gouvernance, de stratégie et de management ont été tirées.

Consulter le programme sur: http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article4097

Cet événement a offert un état des lieux de l’ouverture récente du champ jusqu’ici cloisonné de l’histoire d’entreprise vers les autres disciplines des sciences humaines et sociales. En effet, la profession cherche aujourd’hui à s’interroger sur l’impact social, politique et culturel du fait économique, sur l’idéologie que l’entreprise véhicule et sur le pouvoir qu’elle exerce entre et surtout hors de ses murs. Dans le même temps, la recherche organisationnelle s’intéresse de plus en plus aux méthodes historiennes et à la recherche qualitative. Cette rencontre internationale a donc permis le dialogue entre historiens, sociologues et spécialistes des sciences de gestion sur le potentiel et les limites de ce décloisonnement sans précédent, afin d’identifier les chantiers à construire autour de cet enjeu interdisciplinaire innovant et prometteur.

Michael Rowlinson et Dan Wadhwani, deux spécialistes éminents de cette question de l’interface entre histoire et sociologie des organisations, ont été invités à dialoguer avec des chercheurs et chercheuses soucieux de se former à cette interdisciplinarité nouvelle. Le but de cette rencontre paritaire à tous points de vue était d’amorcer une collaboration prolongée entre ces chercheurs aux intérêts scientifiques convergents, afin d’inscrire durablement les institutions respectives (Triangle, EMLYON / IFGE, IEP, Lyon 2, ENS) dans ce débat récent qui reflète la volonté d’ouverture et de coopération qui les anime.

Peugeot, la fin d’une saga familiale

Contraint d’augmenter son capital et de faire rentrer Dongfeng et l’Etat français à 14% chacun, le groupe Peugeot voit sa gouvernance fortement modifié. Pierre-Yves Gomez revient sur la perte d’influence de la famille Peugeot sur le célèbre groupe automobile qui porte son nom.

Pour lire l’article : 2014-02-03~Gomez LE_MONDE_ECO

Travailleurs, travailleuses, parlez de vous !

« Depuis une vingtaine d’années, les mots « travail » et « travailleur » ont quasiment disparu des discours manageriaux ».

Pierre-Yves Gomez revient dans une tribune dans L’Expansion sur la thèse de son livre Le Travail Invisible où il montre que la réalité du travail a été masquée par l’usage d’outils abstraits et le pilotage des entreprises par des ratios.

Pour télécharger : Gomez Travail Invisible L’ Expansion 2013-12

Nouveau livre de Pierre-Yves Gomez et Harry Korine

Strong managers, strong owners : Corporate Governance and strategy, publié à Cambridge University Press par Pierre-Yves Gomez et Harry Korine, explique comment et pourquoi la stratégie peut modifier la nature de l’actionnariat et inversement comment le type d’actionnariat influence les choix stratégiques. Ce livre permet d’apporter des réponses aux acteurs des entreprises de toutes tailles sur les relations mouvantes entre le conseil d’administration, les managers et les actionnaires et comment la réflexion stratégique doit être accompagnée d’une réflexion sur la gouvernance.

Pour plus d’informations sur Strong managers, strong owners, cliquez ici.

Dirigeants & administrateurs

L’autonomie des dirigeants est indispensable pour orienter l’action de l’entreprise ; mais son contrôle par les administrateurs est aussi nécessaire pour limiter les erreurs ou les dérives. L’équilibre entre ces deux forces cadre le dynamisme entrepreneurial mais aussi les risques de « mal gouvernance » encourus par une entreprise.

THÈMES DE RECHERCHE

Les structures de gouvernement d’une entreprise sont déterminantes pour assurer la qualité des prises de décisions et les marges de manœuvres entrepreneuriales du dirigeant. Administrateurs indépendants, structure duale, comités divers… : l’ingénierie du gouvernement des entreprises s’est profondément renouvelée ces dernières années, du moins en apparence.
Beaucoup de travaux académiques ont cherché un lien direct entre les structures de gouvernance et la performance. Avec le recul, il semble que cette voie soit sans issue comme le montrent bien les synthèses récentes sur ces recherches. Il est impossible de prouver clairement que la forme du conseil d’administration, la participation d’administrateurs indépendants ou l’existence de comités accroissent les résultats de l’entreprise.

En revanche, deux pistes de recherche sont prometteuses.

La première consiste à tester si, avec du recul, les « bonnes pratiques » de gouvernance donnent les résultats escomptés

En utilisant nos bases de données et le recul historique qu’elles permettent d’avoir désormais sur ces pratiques, nous pouvons vérifier les effets réels du respect des codes de bonne gouvernance et la mise en place de formes déterminées de gouvernement d’entreprise au-delà des affichages symboliques immédiats.
Nous avons développé un programme de vérification systématique de ces pratiques. Nos tests portent sur l’existence ou non de comités de rémunération et de nomination, sur le choix des administrateurs, ou sur la participation d’administrateurs salariés au conseil d’administration. Les résultats doivent permettre de mieux définir les déterminants comportementaux et la professionnalisation des administrateurs.

La seconde piste fait le lien entre les formes de gouvernement d’entreprise et les choix stratégiques de l’entreprise

On peut supposer que le gouvernement des entreprises a une influence directe sur les marges de manœuvre entrepreneuriale des dirigeants et donc sur les stratégies mises en oeuvre. Par des études à la fois quantitatives et qualitatives, nous cherchons à tester le lien entre l’organisation de la gouvernance des entreprises et les types de stratégies qui sont alors privilégiées.
Ces travaux portent sur les grandes sociétés, sur un panel de sociétés familiales et sur un panel de sociétés en croissance.

Vous voulez contribuer à ces recherches, prenez contact avec
 Sébastien Winston

Identité nationale ?

46% des français travaillent pour une multinationale. Quelles sont les nouvelles questions économiques, politiques et sociales qui se posent ? Pierre-Yves Gomez livre ses réfexions sur les ambiguités actuelles de l’identité nationale dans sa chronique in Le Monde Eco et Entreprise.

Pour télécharger : 2013-11 Le Monde Eco Entreprise

Nouveau livre de Pierre-Yves Gomez et Harry Korine

Dans Strong managers, strong owners : Corporate Governance and strategy, Pierre-Yves Gomez et Harry Korine expliquent comment et pourquoi la stratégie peut modifier la nature de l’actionnariat et inversement comment le type d’actionnariat influence les choix stratégiques. Ce livre permet d’apporter des réponses aux acteurs des entreprises de toutes tailles sur les relations mouvantes entre le conseil d’administration, les managers et les actionnaires et comment la réflexion stratégique doit être accompagnée d’une réflexion sur la gouvernance.

Pour plus d’informations sur Strong managers, strong owners, cliquez ici.

Administrateurs salariés : une nouvelle occasion manquée

Alternatives Economiques donne la parole à Pierre-Yves Gomez à propos de la présence d’administrateurs salariés dans les conseils d’administration français. La loi de juin 2013 oblige les entreprises de plus de 5000 employés à avoir au moins un administrateur salarié au sein de leur conseil mais nous restons en France très loin du modèle allemand de parité en place depuis 1976. Une mise en perspective sur le décallage entre les intentions et les timides actions du législateur.

Pour télécharger : 2013-10 Alternatives_Economiques

Gouvernance des PME familiales

Le modèle de gouvernance familial n’est pas un modèle de solidité, loin de là. Ses forces sont aussi ses faiblesses. Pouvoir centralisé, effet de seuil, isolement du dirigeant… Retour sur des problèmes chroniques dans un long article sur le capitalisme familial à la française.

Pour télécharger : 2013-06-Le_Nouvel_Economiste

On prend des femmes et on recommence

Pierre-Yves Gomez contraste l’avancée rapide de l’application de la loi Coppé-Zimmerman sur la parité dans les conseils d’administration des sociétés cotées avec la prudence législative concernant la représentation des salariés. Pourquoi ? La première contrairement à la seconde poursuit ou accentue la reproduction sociale au sein des institutions de gouvernance.

Pour télécharger : 2013-06 Le_Monde_Eco_et_Entreprise

Les patrons sont-ils trop payés ?

Pierre-Yves Gomez soulève la question de la justification de la rémunération des dirigeants des entreprises du CAC 40 qui se sont envolés malgré l’obligation depuis 2001 de les publier. Ce n’est donc pas le marché des dirigeants qui manque de transparence. C’est la hiérachie, d’où ils justifient leurs rétributions.

Pour télécharger : 2013-05-Le_Monde Eco Entreprise

La gouvernance des PME et PMI. Enquête APM/IFGE 2013.

L’Association pour le Progrès du Management (APM) et l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises (IFGE) se sont associés pour réaliser un état des lieux du gouvernement des PME et PMI françaises non cotées. La présente étude a été menée au cours de l’année 2012 et, après celle de 2007, permet de dresser une nouvelle cartographie de la gouvernance des entreprises qui échappe au prisme des très grandes sociétés cotées.

L’enquête APM/IFGE est unique parce qu’elle se focalise sur les petites et moyennes entreprises, contrairement à la plupart des recherches sur le thème de la gouvernance qui privilégient les grandes sociétés cotées. L’objectif est de mieux connaître les pratiques et les structures propres à ces entreprises, leur réalité sociale et économique.

Contact : Sébastien Dérieux – derieux@em-lyon.com

Pour télécharger : Etude APM IFGE 2013

Les entreprises continuent à s’approprier le code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées moyennes et petites des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable » et compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Comme chaque année, MiddleNext a confié à l’IFGE l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2011. En donnant une image de la population des entreprises qui ont adopté le code MiddleNext, le rapport permet de mieux appréhender leurs caractéristiques, leurs systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Le rapport décrit les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance. Il donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext. On observe en particulier une progression du nombre d’entreprises ayant mis en place un règlement intérieur pour leur conseil (85% en 2011 vs 48% en 2009) ainsi qu’une très nette augmentation du nombre de sociétés ayant mis en place une évaluation des travaux du conseil (62% en 2011 vs 31% en 2010).

« Nous sommes heureux de constater que les valeurs moyennes s’approprient de mieux en mieux le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext. Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l’IFGE, «année après année, on voit se dessiner le profil de gouvernance des entreprises moyennes et leur différence avec les entreprises du CAC40».

Pour télécharger : Rapport_2012_Code_Gouvernance_MiddleNext

Spanghero ou les dérives d’une coopérative agricole

Xavier Hollandts, Angela Sutan et Bertrand Valiorgue détaillent dans un article du Huffington Post les dérives de Spanghero, entreprise détenue par un groupe coopératif agricole et dont la gouvernance s’est éloignée des valeurs coopératives. En vendant de la viande de cheval achetée à l’étranger pour la revendre comme viande de bœuf, Spanghero a créé une vive polémique sur l’agroalimentaire et les tromperies commerciales.

Les entreprises continuent à s’approprier le code de gouvernance MiddleNext

Pour télécharger : Rapport_code gouvernance MiddleNext 2012

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées moyennes et petites des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable » et compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Comme chaque année, MiddleNext a confié à l’IFGE l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2011. En donnant une image de la population des entreprises qui ont adopté le code MiddleNext, le rapport permet de mieux appréhender leurs caractéristiques, leurs systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Le rapport décrit les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance. Il donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext. On observe en particulier une progression du nombre d’entreprises ayant mis en place un règlement intérieur pour leur conseil (85% en 2011 vs 48% en 2009) ainsi qu’une très nette augmentation du nombre de sociétés ayant mis en place une évaluation des travaux du conseil (62% en 2011 vs 31% en 2010).

« Nous sommes heureux de constater que les valeurs moyennes s’approprient de mieux en mieux le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext. Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l’IFGE, «année après année, on voit se dessiner le profil de gouvernance des entreprises moyennes et leur différence avec les entreprises du CAC40».

Existe-t-il un modèle féminin de management ? Analyse des femmes chefs d’entreprise au Sénégal

Melyan MENDY, chercheur associé à l’IFGE, publie un article analytique sur les pratiques de management des femmes chefs d’entreprise au Sénégal, pour poser la question du management féminin. A-t-il une particularité et représente-t-il un modèle féminin de management?

 

MENDY, Melyan. « Existe-t-il un modèle féminin de management ? Analyse exploratoire des discours et vécus des femmes chefs d’entreprise au Sénégal », Revue Camerounaise de Management, n°25, pp.35-48, Janvier-Juin, 2013.

Les femmes chefs d’entreprise évoluant dans le monde des affaires sénégalais contribuent largement au développement économique et social en tant que pourvoyeuses d’emplois et gestionnaires d’entreprises créatrices de valeurs. Même si la plupart des entreprises qu’elles dirigent relèvent du secteur informel, nombreuses sont les femmes qui sont aujourd’hui à la tête d’entreprises modernes sous la forme des sociétés à capitaux (SARL ou SA) exerçant dans les trois principaux secteurs d’activités économiques (primaire, secondaire et tertiaire). Ces femmes arrivent à concilier leurs responsabilités domestiques, familiales et professionnelles (en tant que femme, épouse, mère et chef d’entreprise) pour diriger des entreprises performantes dans un environnement très concurrentiel. Ainsi est-on amené à se demander si elles avaient développé un modèle de management des entreprises qui leur est propre. Les résultats de l’enquête exploratoire menée auprès des premières concernées montrent un nombre important de pratiques managériales propres aux femmes chefs d’entreprise qui portent les prémices d’un modèle féminin de management au Sénégal.

 

Nouveau livre de Pierre-Yves Gomez : Le travail invisible

Le nouvel ouvrage de Pierre-Yves Gomez permet de faire le lien entre le gouvernement d’entreprise et le travail.

Voilà trente ans que l’on nous fait la promesse d’une société où l’on ne travaillerait plus. Une société ludique, des loisirs sans fins, des subventions faciles. L’esprit de rente est l’opium du peuple. Un puissant narcotique pour gouverner une société indolente où des magiciens divertissent les travailleurs et les font disparaître. Le travail est devenu invisible. Pendant ce temps, les nouveaux capitaines du monde ont imposé leur pouvoir grâce à un savoir mystérieux et terriblement efficace, « la finance ».

Ils ont fait croire que l’on pouvait créer de la valeur à partir de rien. Et le piège spéculatif s’est refermé sur nous. Mais la solution se profile déjà . La crise du travail montre que les travailleurs aspirent à être reconnus, à trouver du sens à ce qu’ils font au quotidien, à en voir le résultat concret. Dans la vraie vie, le travail peut être pénible et fatiguant, mais il est aussi stimulant et enrichissant. Dans la vraie vie, le travail est vivant.

Ecrit pour le grand public, cet ouvrage sert déjà de référence pour les politiques d’innovation de grandes sociétés.

Pour voir des vidéos, lire des extraits du livre ou discuter avec l’auteur, rendez-vous sur le blog de Pierre-Yves Gomez en cliquant ici.