L’entreprise sociale et responsable est née… en 1841

Dans sa chronique pour Le Monde, Pierre-Yves Gomez revient sur le modèle social et de gouvernance de l’entreprise qu’incarna Léon Harmel, mort il y a précisément cent ans. Précurseur, l’entrepreneur avait mis en place un conseil d’usine à majorité ouvrière, des syndicats ouvriers, des caisses de solidarité sociale. Il mena également une réflexion sur le rôle de l’entreprise et de l’État. Léon Harmel et son entreprise eurent finalement une influence importante sur les formes de capitalisme humaniste et sur les débats actuels de l’entreprise sociale et responsable.

Pour lire la chronique : PierreYvesGomez_Entreprise Sociale_L. Harmel LE_MONDE_ECO

Pierre-Yves Gomez nommé au Comité de réflexion sur le droit des sociétés cotées par le Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris

Pierre-Yves Gomez a été nommé au Comité de réflexion sur le droit des sociétés cotées par le Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris, pour sa connaissance plus spécifique des PME et des ETI et au titre de rédacteur du rapport pour une gouvernance raisonnable des entreprises.

Le Haut comité juridique de la Place financière de Paris a été créé conjointement par l’AMF, la Banque de France et l’ACPR, auquel participent le Trésor et la Chancellerie, pour compléter le dispositif de réflexion de la Place, influencer les discussions internationales et anticiper les évolutions futures.

Pour lire sur la philosophie de ce comité.

 

L’actionnariat salarié, un acte « patriotique » risqué

Pierre-Yves Gomez répond aux questions de Cécile Maillard dans L’usine nouvelle à propos des risques pris par les salariés qui entrent au capital de leur entreprise. Le capital subit les fluctuations et les risques du marché. Les actionnaires salariés peuvent défendre leur entreprise, mais aussi se retourner contre elle en cas de problème ou d’opportunité financière.

Lire l’entretien ici.

Interview TV de Pierre-Yves Gomez « S’inspirer de René Girard pour penser l’entreprise et le management »

Vous pouvez visualiser ici l’interview de Pierre-Yves Gomez menée par Jean-Philippe Denis sur Xerfi Canal: « S’inspirer de René Girard pour penser l’entreprise et le management ».

Pierre-Yves Gomez revient sur la portée considérable de la pensée de René Girard quelques semaines après sa disparition. Il restitue les fondements de sa théorie du désir mimétique en tant que fondement des communautés humaines. Le mimétisme pour s’appropier les même objets de désir est source de rivalité et débouche sur la violence. En la concentrant sur un bouc émissaire, qui est sacrifié symboliquement ou physiquement, la communauté polarise et expulse cette violence. Ce moment devient un rite de « paix collective » et une source de croyances collectives. La théorie mimétique a été beaucoup appliquée dans les sciences humaines (économie, psychologie, management, philosophie, théologie, etc.) car elle est particulièrement éclairante sur les fondements parfois insoupçonnés des communautés humaines, en particulier des communautés de travail et donc les entreprises. Très influencé par les travaux de René Girard, dont il se considère le disciple, Pierre-Yves Gomez a lui-même développé une théorie de la « rationalité mimétique » appelée « théorie des conventions (pour voir l’interview TV sur la théorie des conventions).

 

 

 

 

 

L’IFGE contribue à la formation des administrateurs salariés de Renault

L’EMLYON Business School a organisé la formation des quatre administrateurs salariés de Renault SA le 18 novembre au siège de la société. L’IFGE a largement contribué à ces deux jours consacrés aux responsabilités et aux postures des administrateurs. Pierre-Yves Gomez a présenté les exigences de la gouvernance et le rôle particulier des administrateurs salariés. Jean-Philippe Marandet et Olivier Arnould ont animé une journée sur la prise de parole et les espaces de légitimité des administrateurs salariés.

Air France, Volkswagen, des échecs de la codétermination ?

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez analyse le cas de deux entreprises qui ont récemment alimenté de manière négative l’actualité des affaires : Air France et Volkswagen. Au sein du conseil d’administration de ces deux entreprises, les salariés sont largement représentés. Pourquoi le modèle de codétermination n’a-t-il pas garanti dans ces deux cas la stabilité qui le caractérise habituellement ?

Pour lire l’article : PY Gomez_LE_MONDE_Codétermination VW AF

Le scandale Volkswagen ébranle-t-il l’éthique industrielle allemande ?

Le scandale Volkswagen interroge la gouvernance. Pierre-Yves Gomez et Guillaume Duval, rédacteur en chef à l’hebdomadaire Alternatives économiques, donnent leur point de vue. Pour Pierre-Yves Gomez, l’état d’esprit des dirigeants de devenir premier constructeur automobile mondial à tout prix explique qu’ils aient permis toutes les manières d’y arriver. Quitte à briser la légendaire éthique industrielle allemande.
A lire ici.

Intervention sur France Inter de Pierre-Yves Gomez sur la gouvernance de Volkswagen

Pierre-Yves Gomez s’exprime sur France Inter à propos du scandale des logiciels truqués de Volkswagen.

L’entreprise représentait un exemple classique de la bonne gouvernance : séparation stricte des pouvoirs, parité de la représentation entre capital et travail au conseil, contrôle du pouvoir public qui détient 20 % du capital… En réalité, la triche prendrait sa source dans la soif de pouvoir, devenir No1 mondial à tout prix, quitte à considérer la qualité ou l’éthique comme secondaires.

Capital mondial, emploi local

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez retrace l’histoire de Renault Trucks pour illustrer l’éloignement des centres de décision politiques et économiques. Le capital déménage au gré de la logique de rentabilité, mais le travail reste à son échelle locale.

Pour lire l’article

La représentation des salariés aux conseils d’administration: enjeux, obstacles et préconisations

Pierre-Yves Gomez, professeur et directeur de l’IFGE à EMLYON Business School et Xavier Hollandts, professeur associé à KEDGE, IFGE & CRCGM, publient un article dans la Revue de Droit du Travail

Gomez, P.-Y., & Hollandts, X. 2015. La représentation des salariés aux conseils d’administration: enjeux, obstacles et préconisations. Revue de Droit Du Travail, (7-8): 451.

Pour télécharger l’article: Gomez Hollandts 2015.

La démocratisation de la société autant que les nouvelles donnes de l’économie post-industrielle conduisent à interroger une gouvernance d’entreprise dominée par la représentation du capital vieille de trois siècles. La montée en puissance progressive d’une représentation du travail au sein du conseil d’administration ou de surveillance semble inexorable. Un article pour faire évoluer les mentalités et les représentations des acteurs de la gouvernance afin que la représentation du travail soit mieux acceptée et puisse (enfin) apparaître comme un atout de la gouvernance des entreprises françaises.

Première préconisation: distinguer représentation du travail et défense du contrat salarial.

Deuxième préconisation : trancher en faveur de représentants du travail légitimement associés en tant qu’administrateurs à part entière contre la confusion avec les représentants du CE « invités » au CA mais qui n’ont pas de voix délibérative et ne comptent pas parmi les administrateurs.

Troisième préconisation: définir une masse critique d’administrateurs salariés dans les conseils. Comme le suggère le rapport Gallois (2012), les représentants du travail doivent détenir au moins 30 % des postes d’administrateurs.

Quatrième préconisation: créer une association professionnelle d’administrateurs salariés. L’appartenance d’un administrateur salarié à un syndicat est souvent nécessaire pour l’aider dans sa posture et sa prise de parole. Les Conseils de grandes entreprises sont dominés par des administrateurs dont l’origine sociologique et le parcours professionnel procurent une position de domination culturelle: ils connaissent les codes sociaux, ont l’habitude du commandement et entretiennent entre eux des relations sociales étroites.

Cinquième préconisation : définir la place du mandat d’administrateur dans le cursus professionnel. Le mandat d’administrateur intervient nécessairement comme une rupture dans le parcours professionnel classique. Les administrateurs salariés poursuivent leur activité pendant l’exercice de leur fonction mais la question délicate de leur affectation se pose au terme de celui-ci.

Sixième préconisation: une formation adaptée. La formation des administrateurs salariés a sans doute des points communs avec celle des autres administrateurs mais elle a aussi ses spécificités. Elle doit comporter en particulier une dimension forte sur la signification et le périmètre de la représentation du travail.

Ouvrage collectif : L’entreprise, une affaire de don. Ce que révèlent les sciences de gestion.

La logique du don est mystérieuse. Pour de nombreux économistes et gestionnaires, c’est une pratique sociale, de nature affective ou morale, qui échappe à leur domaine de compétence. Le don n’a pas, selon eux, le sérieux qui sied à ceux qui sont en charge de « faire des affaires ». Évoquer la place du don en économie, c’est donc être un peu naïf.

Pourtant, dans l’entreprise et sur les marchés, on trouve partout du don et du gratuit. Cela saute aux yeux : le coup de pouce au collègue, le renvoi d’ascenseur, le transfert gratuit d’informations, les cadeaux d’entreprise, les remises gracieuses au client, le service rendu sans y être obligé, etc. La vie concrète de l’économie, celle qu’il nous faut arriver à déchiffrer pour comprendre son fonctionnement et son efficacité, est animée de milliers de dons quotidiens sans lesquels l’entreprise et les marchés tout simplement n’existeraient pas.

Les auteurs de cet ouvrage refusent d’exclure de l’économie la logique du don et refusent aussi de l’idolâtrer. Ils la considèrent comme un des moteurs de l’activité humaine. Il s’agit de comprendre la manière selon laquelle ce qui est codifié et institutionnalisé par les marchés, les contrats et les normes organisationnelles entre en frottement avec ce qui est « ouvert » et lié à la liberté subjective de donner. L’articulation entre la logique du don et celle de l’échange doit être au cœur d’un programme de recherche incluant le don en économie. Pour cela, il convient de faire œuvre de réalisme en sciences sociales et, en particulier, en gestion.

LES AUTEURS

Pierre-Yves Gomez, Anouk Grevin, Olivier Masclef, Sandrine Frémeaux, Benjamin Pavageau et Bénédicte de Peyrelongue sont des universitaires chercheurs qui travaillent ensemble depuis quatre ans sur le programme de recherche « Don, échange et gratuité », dans le cadre du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise).

Sharing the Shared Value: A Transaction Cost Perspective on Strategic CSR Policies in Global Value Chains

Bertrand Valiorgue et Thibaut Daudigeos, chercheurs associés à l’IFGE, publient avec Aurélien Acquier un article dans Journal of Business Ethics.

Résumé

Cet article explore les conditions favorisant ou inhibant la mise en œuvre de politiques stratégiques de responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans le contexte des chaînes de valeur mondiales (CVM). En utilisant la théorie des coûts de transaction (TCT), nous précisons les questions économiques et comportementales soulevées par les politiques stratégiques de RSE . Nous montrons que l’existence de récompenses de marché pour ces politiques ne constitue pas une solution en soi, mais tend à augmenter les difficultés que les membres de la chaîne de valeur affrontent. Analyser la diffusion des politiques de RSE stratégiques dans les CVM grâce à la TCT nous permet différentes contributions. Nous avons d’abord identifié théoriquement certaines conditions limites des politiques de RSE stratégiques dans les CVM. Nous contribuons également à l’élaboration d’une perspective théorique plus robuste pour la RSE dans la recherche sur les CVM, qui reste sous-développée et surtout tirée par des études de cas empiriques. Enfin, nous éclairons de nouvelles questions de recherche et des sujets qui pourraient guider les grandes enquêtes théoriques et empiriques sur la capacité des membres des CVM àcontourner les nombreuses difficultés liées à la mise en œuvre des politiques stratégiques de RSE.

Acquier, A., Valiorgue, B., & Daudigeos, T. 2015. Sharing the Shared Value: A Transaction Cost Perspective on Strategic CSR Policies in Global Value Chains. Journal of Business Ethics.

Abstract

This paper explores the conditions favouring or inhibiting the implementation of strategic corporate social responsibility (CSR) policies in the context of global value chains (GVCs). Using transaction cost theory (TCT), we specify the economic and behavioural issues raised by strategic CSR policies. We show that the existence of market rewards for such policies does not constitute a solution per se, but tends to increase the difficulties that value chain members face. Bringing TCT into the analysis of the diffusion of strategic CSR policies in GVCs helps us to make different contributions. We first theoretically identify some limiting conditions of strategic CSR policies in GVCs. We also contribute to developing a more robust theoretical perspective for CSR in GVC research, which remains underdeveloped and mostly driven by empirical case studies. Finally, we shed light on new research questions and topics that could guide major theoretical and empirical investigations in the capacity of GVCs members to bypass the numerous difficulties involved in the implementation of strategic CSR policies.

Keywords

Global value chains -[1] Strategic corporate social responsibility – Transaction cost theory – Asset specificity – Governance structure

 http://link.springer.com/10.1007/s10551-015-2820-0

La marche triomphale de la très grande entreprise

Dans sa chronique pour Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez aborde le thème du pouvoir politique des plus grandes entreprises.

La très grande entreprise, née dans les années 30 puis contrôlée par les États lors des « trente glorieuses », n’a plus de contre-pouvoir. La financiarisation leur a permis d’atteindre une taille gigantesque et la globalisation a permis leur emprise planétaire. Comment considérer ces géants qui façonnent notre monde ?

Pour lire l’article: PY Gomez lemonde 2015_06

Référentiel pour une gouvernance raisonnable des entreprises – édition 2015

Une nouvelle édition du Référentiel pour une gouvernance raisonnable des entreprises a été publiée par l’IFGE (Institut Français de Gouvernement des Entreprises), l’équipe de recherche en gouvernance dirigée par Pierre-Yves Gomez, professeur de stratégie. La précédente mouture, datant de 2009, avait submergé le marché des petites et moyennes entreprises. Tant et si bien que le code de gouvernance qu’elle inspira est aujourd’hui le plus utilisé par les entreprises cotées en France. Dans cette nouvelle édition, Pierre-Yves Gomez maintient vivant le texte en le complétant du fruit de ces 6 années de réflexion et d’expérience. On y retrouve le cœur du propos de 2009 : à savoir, la volonté claire de se départir d’une acception rigoriste et procédurale de la gouvernance pour une vision plus pratique, attachée à la réalité des entreprises. La « bonne » gouvernance a tendance à transposer un même modèle de gouvernance à toutes les entreprises. Pierre-Yves Gomez lui oppose une gouvernance « raisonnable » qui ajuste le régime de gouvernance visé selon la structure de l’entreprise, qu’elle soit à capital dilué ou non, patrimoniale ou entrepreneuriale, etc. On y trouve donc un outil d’analyse affiné, agrémenté d’encadrés à vocation pratique et pédagogique pour chaque section.

Si ce modèle pratique a autant de succès auprès des entreprises, c’est aussi parce qu’il procède d’une analyse rigoureuse et méthodique des différents pouvoirs de gouvernance et des « régimes politiques » qu’ils produisent dans l’entreprise. Une surprise pour ceux qui ont suivi les cours de gouvernance de P.-Y Gomez : un sixième régime a été introduit. On vous laisse découvrir.

Dirigeants, actionnaires, administrateurs, mais aussi salariés, professionnels ou néophytes dans le monde des affaires, ce Référentiel est l’occasion pour chacun de jeter un œil nouveau sur les entreprises et leurs enjeux. Au premier rang desquels figure la garantie de la pérennité de l’entreprise, une clé du succès par les temps qui courent…

Pour le télécharger en langue française: Référentiel IFGE – Mai 2015

Download the english version of the Middlenext governance code.

Vous pouvez aussi télécharger la version planches pour imprimer en A3, relier et conserver le Référentiel sous forme de livre. Référentiel IFGE – Mai 2015 planche

Ne vous en privez pas !

Interview TV de Pierre Alanche sur les administrateurs salariés

Pierre Alanche fut administrateur salarié de Renault. Il répond aux questions de Jean-Philippe Denis sur Xerfi Canal à propos du rôle des administrateurs salariés et leur place dans la gouvernance des entreprises.
Il a écrit un livre sur son expérience d’administrateur:

Alanche, P. 2007. Renault Côté Cour : Un salarié au conseil d’administration. Paris: Éditions de l’Atelier.

Rapport 2014 sur les entreprises faisant référence au code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées moyennes et petites des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable » et compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Comme chaque année, MiddleNext a confié à l’IFGE l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2013. En donnant une image de la population des entreprises qui ont adopté le code MiddleNext, le rapport permet de mieux appréhender leurs caractéristiques, leurs systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Le rapport décrit les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance. Il donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext.

Nous sommes heureux de constater que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’approprier le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext, « les explications éventuelles sont également de plus en plus claires et pertinentes ». Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l’IFGE, «Chaque année, les chiffres confirment la particularité du profil de gouvernance des entreprises moyennes et leur différence avec les entreprises du CAC40».

Pour télécharger : Rapport entreprises code MiddleNext IFGE 2014

Le « golden hello » sourit aux audacieux

Dans sa chronique dans Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez touche le sujet de l’engagement et de la rémunération des dirigeants.

Pour le remercier de son arrivée à la direction générale de Sanofi, Olivier Brandicourt recevra 4 millions d’euros de « golden hello ». Cette pratique complète les multiples dons que reçoivent les dirigeants sous forme de primes, bonus, stock-options et parachute dorés. Car dans l’idéologie néolibérale, le talent individuel est surévalué par rapport à celui de la communauté de travail.

Dans le monde antique, la prise d’un poste de pouvoir était ressentie comme une charge si précieuse que la personne devait sacrifier une partie de sa fortune à ceux qu’elle avait l’honneur de gouverner.

C’est donc l’inverse dans l’entreprise néolibérale. Le dirigeant, loin d’exprimer sa gratitude à la communauté des travailleurs, reçoit des dons avant, pendant et après son mandat.

Pour lire la chronique: Gomez Le Monde 04 2015

Interview de Pierre-Yves Gomez: le retour des communautés de travail

Pierre-Yves Gomez est interviewé par Le Monde sur les nouvelles orientations du travail dans les entreprises. Les business models d’aujourd’hui sont tournés vers des entreprises qui créent de la valeur par des structures plus souples et créatives, emportées par un esprit de « faire soi-même ». Dans ce contexte, elles assouplissent le contrôle et laissent de plus en plus les communautés définir le sens de leur travail. Les grandes organisations, en particulier, sont alors tiraillées entre le contrôle d’une part et d’autre part  reconnaitre l’autonomie et l’efficacité des communautés de travail.

Pour visualiser l’interview TV, cliquer ici.

Pour lire l’entretien complet dans Le Monde-Campus, cliquer ici.

Vidéo de la conférence de Pierre-Yves Gomez: « Libérer le travail et (re)faire communauté »

Dans cette intervention, Pierre-Yves Gomez traite du travail et des travailleurs en proposant une réflexion sur le travail réel dans ses dimensions subjectives, objectives et collectives. Il expose une philosophie du travail et propose des pistes de réflexion sur l’entreprise vue comme une communauté de travail, et non simplement comme un ensemble organisé.

La conférence de Pierre-Yves Gomez « Libérer le travail et (re)faire communauté » a été enregistrée et mise en ligne par la chaire Alter-Gouvernance à l’occasion de la journée GESS 2014 organisée à Clermont-Ferrand par le CRCGM et l’Ecole Universitaire de Management.

Pour visionner la conférence: cliquer ici.

La gouvernance en mutation

Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez analyse dans une perspective historique les implications de la mutation actuelle du modèle de l’entreprise technocrate et hiérarchique.

Comme le montre le nouveau concept de management d’entreprises « libérées » (Liberté  &  Cie de S. Getz et B. Carney, Flammarion, 2013), l’entreprise classique est appelée à se transformer. D’une part la valeur ajoutée est désormais créée conjointement par l’entreprise, ses fournisseurs, ses utilisateurs et clients. D’autre part, l’entreprise d’aujourd’hui contrairement au modèle taylorien nécessite des employés autonomes qui, plutôt que suivre des normes fabriquées au sommet de la hiérarchie, peuvent et doivent faire valoir leur compétences et talents. Dans ce contexte, le travail réel doit être désentravé et le millefeuille hiérarchique allégé. Cela implique également que l’apport de travail devient crucial et que le poids relatif de l’apport de capital diminue. Une révolution de la gouvernance se profile-t-elle ?

Pour lire l’article: LE_MONDE_ECO ENTREPRISE

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Pour un travail vivant…. comment faire ?

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 4/4 : Pour un travail vivant…. comment faire ?

Podcast disponible ici pendant un an

Pour rendre le travail vivant, il est nécessaire de concevoir sa triple nature : subjective, objective et collective. En se focalisant sur l’aspect objectif (la performance et le résultat), le travail subjectif du travailleur a disparu. Mais aussi l’aspect collectif. Or, on travaille toujours avec et pour les autres. L’idéologie individualiste et la financiarisation ont rendu invisible cette réalité. Sortir de la crise demande donc de revenir à l’essentiel. Cela permet à l’auteur de cerner des pistes concrètes pour sortir de cette impasse.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Quelle philosophie du travail ? Hannah Arendt et Simone Weil

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 3/4 : Quelle philosophie du travail ? Hannah Arendt et Simone Weil

Podcast disponible ici pendant un an: www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-pierre-yves-gomez-34-quelle-philosophie-du-travail-hanna-arendt-e

La vraie crise économique vient du manque de philosophie sur le travail. Le travail est la source de création de valeur. Deux visions très différentes s’opposent: la vision de Hannah Arendt qui oppose le travail (alimentaire) et l’œuvre (créative,

plus noble), et la pensée de Simone Weil qui voit qu’en s’appropriant son travail l’homme devient libre.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Qu’appelle-t-on financiarisation ? (2)

À la suite

du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien avec dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 2/4 : Qu’appelle-t-on financiarisation ?

Podcast disponible ici pendant un an

La finance oriente l’économie à travers les promesses de profits des entreprises dans leur course pour capter les ressources des marchés. Le concours de beauté devient une course au profit. L’entreprise est réorganisée et pilotée

à travers des objectifs chiffrés. Le directeur financier et les contrôleurs de gestion deviennent des personnes clefs dans l’entreprise.

Podcast de Pierre-Yves Gomez sur France Culture: Qu’appelle-t-on financiarisation de l’économie ?

À la suite du troisième prix pour son livre Le travail invisible : Enquête sur une disparition, Pierre-Yves Gomez est invité sur France Culture pour une série d’entretien dans les Carnets de l’économie du 29 décembre au 1er janvier à 17h55. Les enregistrements sont disponibles un an en podcast.

Pierre-Yves Gomez 1/4 : Qu’appelle-t-on financiarisation de l’économie ?

3 minutes sur les origines de la financiarisation : un problème de financement des retraites, le tournant de 1974 et l’arrivée massive des fonds de pension sur les marchés financiers. La finance commence alors à orienter l’économie : la financiarisation.

Podcast disponible pendant un an: www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-pierre-yves-gomez-24-qu-appelle-t-on-financiarisation-2014-12-30

 

Réguler les retraites chapeaux?

Dans sa chronique pour Le Monde Économie, Pierre-Yves Gomez traite le sujet des retraites chapeaux. Celles-ci reflètent la disparité des salaires entre salariés et dirigeants. Les procédures de gouvernance consultatives et les dispositions du code AFEP-Medef protègent mal contre les excès. La retraite chapeau la plus élevée est de 280 000 euros contre une moyenne de 323 euros pour les 90 000 bénéficiaires de ce système de retraite complémentaire.

Pour lire l’article: 2014-12-11~1847@LE_MONDE_ECO___ENTREPRISE

Prix du meilleur article Eurofidai pour Nicolas Aubert

Nicolas Aubert, chercheur associé à l’IFGE, a reçu le prix du meilleur article Eurofidai 2014 pour son article « Employee ownership: A theoretical and empirical investigation of management entrenchment vs. reward management » publié dans Economic Modelling. L’article traite des effets de l’actionnariat salarié sur les managers et le management.

Aubert, N., Garnotel, G., Lapied, A., & Rousseau, P. 2014. Employee ownership: A theoretical and empirical investigation of management entrenchment vs. reward management. Economic Modelling, 40: 423–434.

ABSTRACT

Employee ownership is often used not only as a reward management tool but also as an entrenchment mechanism. The literature suggests that good managers use employee ownership as a reward management tool, whereas bad managers implement it for entrenchment, thus suggesting the existence of an equilibrium level of employee ownership. The contributions of this paper are both theoretical and empirical. Theoretically, this paper fills a gap in the published research by taking into account both positive and negative outcomes of employee ownership. Our model produces three main conclusions: (i) Low-performing managers use employee ownership as an entrenchment mechanism (ii) that increases the signaling cost of employee ownership for high-performing managers. (iii) We suggest that employee ownership should not be left only to the management’s discretion because both types of managers have an incentive to implement employee ownership. Our empirical study investigates how employee ownership affects management tenure. This study takes into account the two main motives for employee ownership examined by the model (i.e., management entrenchment and reward management). We find a positive relationship between employee ownership and management tenure. This result provides new evidence that employee ownership can be used as an entrenchment mechanism.

Pour sortir de la crise, revenons au travail réel

Entreprise et Carrières a interviewé Pierre-Yves Gomez au sujet de son livre Le travail invisible. L’occasion pour l’auteur de revenir sur les raisons de la disparition du travail comme préoccupation majeure de l’entreprise. Le travail, qui est toujours subjectif, objectif et collectif, est la source de création de richesse. Les cadres, et particulièrement les DRH, ont un rôle important à jouer pour sortir de la crise et offrir au travailleur la place centrale qu’il doit avoir dans l’organisation de l’activité économique.

Pour lire l’article: Entretien PY Gomez – Entreprises et Carrières 2014

La transparence sur la rémunération des salariés est inexorable

Pierre-Yves Gomez est interviewé par Guillaume Errard du Figaro à propos de la transparence sur la rémunération des dirigeants. Le nouveau directeur financier de Darty a récemment dévoilé les détails de sa rémunération. Ces pratiques sont nouvelles en France et soulèvent plusieurs questions. Cette pratique va-t-elle se généraliser à toutes les entreprises? Tous les salariés seront-ils un jour concernés? Est-ce source potentielle de nouvelles tensions?

Pour lire l’article, cliquer ici. 

La gueule de bois des marchés financiers

Dans cet article, Pierre-Yves Gomez revient sur l’euphorie financière des dernières années. Corrigée par une baisse de plus de 10 % depuis le début de l’année sur la plupart des places financière, les fondamentaux de l’économie reprennent le dessus sur le dopage monétaire. Les entreprises ont exploité en grande partie les perspectives de baisse des coûts de production. La rémunération tirée de l’innovation ou de nouveaux marchés semble également absente. Comment les casinos boursiers peut-il fonctionner sans croissance ? La financiarisation sera-t-elle remise en cause ? L’inquiétude liée à ces questions génère un sentiment de gueule de bois.

Pour lire l’article. 

Troisième Prix du meilleur ouvrage pour Pierre-Yves Gomez par la Fondation Manpower Group et HEC Paris

La Fondation Manpower Group et HEC Paris ont organisé la 19e édition du prix de la Fondation Manpower Group à la CCI de Paris. Il s’agit du troisième prix remporté cette année par Pierre-Yves pour son ouvrage  » Le travail invisible : enquête sur une disparition ».

Ce 19 novembre, Pierre-Yves Gomez a reçu le prix littéraire des grandes écoles « élèves HEC » du meilleur ouvrage. Ce prix récompense un ouvrage apportant une réflexion novatrice et constituant une aide réelle à la décision dans les domaines du travail, de l’emploi, de la société ou du management. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Alain Roumilhac, Président de Manpower Group et de Bernard Ramanantsoa, Directeur Général d’HEC Paris.

Pour lire l’interview de Pierre-Yves Gomez:  » SI ON REVIENT AU TRAVAIL RÉEL, ON LIBÈRE LA VALEUR : LA SUBSIDIARITÉ POUR RÉINVENTER LE TRAVAIL  »

Les deux Prix précédents que l’auteur a reçu pour ce livre sont:

Trois emblèmes de la stature du dirigeant

Dans sa chronique dans Le Monde Economie, Pierre-Yves Gomez analyse la stature de trois dirigeants qui ont fait l’actualité récemment. Bien que l’on puisse imaginer que le pouvoir des dirigeants des entreprises du CAC 40 ait été considérablement affaibli par la montée des normes de gouvernance et des pratiques de contrôle du conseil d’administration, ces exemples montrent que leur puissance réelle et symbolique reste aussi grande qu’avant.

Pour lire l’article: 2014-11-13 Le Monde PY Gomez

Bouc-émissaires, lynchages médiatiques et contestation des pratiques irresponsables des firmes multinationales

Thibault Daudigeos, chercheur associé à l’IFGE et professeur à Grenoble Ecole de Management et Bertrand Valiorgue, chercheur associé à l’IFGE et professeur à France Business School, publient un article avec Vincent Pasquier de Grenoble Ecole de Management dans la Revue de l’organisation responsable. L’article s’intitule «Bouc-émissaires, lynchages médiatiques et contestation des pratiques irresponsables des firmes multinationales ».

Daudigeos Thibault et al., « Bouc-émissaires, lynchages médiatiques et contestation des pratiques irresponsables des firmes multinationales », Revue de l’organisation responsable, 2014/2 Vol. 9, p. 46-59. DOI : 10.3917/ror.092.0046

Résumé

Cet article analyse le rôle de catalyseur que jouent les scandales médiatiques et processus de boucémissairisation dans la contestation d’une firme multinationale par ses parties prenantes périphériques. En nous basant sur les travaux de l’anthropologue René Girard, nous montrons que ces scandales médiatiques correspondent à des modalités de résolution de conflits dans des contextes de faible régulation des institutions. Nous mobilisons tout d’abord la métaphore du bouc-émissaire pour décrire les composantes du processus qui mène à l’émergence d’une contestation : la convergence de la contestation vers une cible unique, la dénonciation publique des pratiques irresponsables et la contagion à d’autres organisations. Nous identifions ensuite les trois conditions nécessaires à l’émergence d’un phénomène de bouc-émissairisation : l’existence de conflits non résolus, une potentielle victime de substitution et une culpabilité de cette victime jugée suffisamment crédible. Nous concluons sur les principales implications de cette recherche en matière de political CSR et stakeholder politics.

Mots-clés:  bouc-émissaire scandales René Girard parties prenantes périphériques politique de parties prenantes RSE politique firmes multinationales

Abstract

This article analyses the catalyst role played by corporate scandals and scapegoating process in the contention process of multinational corporations by their fringe stakeholders. Based on the work of René Girard, we show that corporate scandals and scapegoating processes can be perceived as conflict mechanisms settlement in a context of weak governance. We use the scapegoating process identified by René Girard as a metaphor. This helps to describe the different components of the political contention process : convergence of the contention on a single target, publicization of irresponsible behaviors and contagion to organizational supports. We then identify three necessary conditions in the emergence of scapegoating process : unsettled conflicts, potentials targets and credibility in the involvement of the target. We conclude by pointing out the main implications of our research on stakeholder politics and political CSR.

Keywords: scapegoat scandals René Girard fringe stakeholders stakeholder politics political CSR multinational corporations

Comment réconcilier la société avec l’entreprise ?

Dans cette tribune publiée par Le Figaro, Pierre-Yves Gomez profite de la seconde Fête des voisins au travail, pour réaffirmer la thèse de son livre Le travail invisible, qui a reçu hier le prix du Livre RH 2014, et poser la question de la réconciliation entre la société et l’entreprise.

L’idée de cet article est de montrer que pour réconcilier entreprise et société, les acteurs et penseurs de l’entreprise doivent tout d’abord reconnaître que « ce ne sont pas les entreprises qui créent la valeur des choses, c’est le travail humain ». Le « managérialisme aigu » qui frappe les pilotes de l’entreprise les persuade justement du contraire, que leurs systèmes de gestion et tableaux de contrôle créent de la valeur. Aveuglés par les chiffres et les normes, ils ne voient plus le travail réel, dans la vraie vie des personnes qui travaillent. Ils les privent alors de fierté, d’utilité et de solidarité. L’entreprise unit une communauté de travail autour d’un objectif commun et fabrique la société. Il est un besoin urgent de reconnaître cela, « au-delà des slogans », pour réconcilier entreprise et société.

Pour lire l’article.

Interview de Pierre-Yves Gomez, vainqueur du Prix du Livre RH 2014

Suite à la remise du prix du livre RH 2014 « Sciences-Po, Syntec recrutement, Le Monde » remporté par le livre Le Travail Invisible, Pierre-Yves Gomez est interviewé au sujet de son livre. Les propos ont été recueillis par Anne Rodier et publiés dans Le Monde du 1er octobre 2014.

Pour lire l’interview: « L’entreprise a perdu de vue la réalité du travail », cliquer ici

Le prix du livre RH est remis chaque année par Syntec Conseil en Recrutement / Sciences-Po / Le Monde. Les étudiants de Sciences Po pré-sélectionnent avec leurs professeurs parmi 70 ouvrages qui paraissent chaque année dans le domaine des ressources humaines. Puis, un jury de 12 personnes composé de DRH et de membres fondateurs du Prix du livre RH choisit le vainqueur selon les critères de sélection suivants: nouveauté du sujet/actualité, qualité du traitement et de l’argumentation, explicitation des fondements scientifiques, lisibilité, apport à la réflexion, pertinence pour l’action.

Pour en savoir plus sur le prix et connaitre les trois ouvrages nominés, cliquer ici.

Pierre-Yves Gomez lauréat du Prix du livre RH 2014

La 14ème édition du « PRIX DU LIVRE RH SCIENCES PO, SYNTEC RECRUTEMENT, LE MONDE » a été remportée par le livre Le Travail Invisible de Pierre-Yves Gomez. La cérémonie de remise du Prix était organisée le 30 septembre au Journal Le Monde avec les étudiants de Sciences Po, des professionnels des ressources humaines et de la presse.

Le prix du livre RH est remis chaque année par Syntec Conseil en Recrutement / Sciences-Po / Le Monde. Les étudiants de Sciences Po pré-sélectionnent avec leurs professeurs parmi 70 ouvrages qui paraissent chaque année dans le

domaine des ressources humaines. Puis, un jury de 12 personnes composé de DRH et de membres fondateurs du Prix du livre RH choisit le vainqueur selon les critères de sélection suivants: nouveauté du sujet/actualité, qualité du traitement et de l’argumentation, explicitation des fondements scientifiques, lisibilité, apport à la réflexion, pertinence pour l’action.

Pour en savoir plus sur le prix et connaitre les trois ouvrages nominés, cliquer ici.

Pour lire un chapitre du Travail Invisible, visionner vidéos, entretiens et plus d’informations autour du sujet, consulter le blog de Pierre-Yves Gomez.

Pour suivre les travaux de Pierre-Yves Gomez sur le compte Twitter @PYvesGomez, cliquer ici.

COUVERTURE DE LA PRESSE

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Le Monde interview Pierre-Yves Gomez au sujet de son livre. Les propos ont été recueillis par Anne Rodier et publiés le 1er octobre 2014. Pour lire l’interview.

Dans cette tribune publiée dans Le Figaro, Pierre-Yves Gomez réaffirme la thèse de son livre Le travail invisible et pose la question de la réconciliation entre la société et l’entreprise. Pour lire l’article.

Le quotidien économique Les Echos revient sur le livre de Pierre-Yves Gomez Le Travail invisible, après avoir été récompensé par le Prix du livre RH 2014. Pour lire l’article

 

VIDEOS ET EXTRAITS

La seconde vidéo a été réalisée afin d’illustrer la thèse du livre sur le travail invisible, la crise et les solutions pour en sortir.

Vous pouvez télécharger le chapitre 11 ou le visualiser comme un livre en cliquant sur le programme suivant :

 

Quand le réel jaillit de l’illusion : La force des promesses libérales en matière de rémunération des dirigeants

CHAPAS B., (2014), « Quand le réel jaillit de l’illusion : La force des promesses libérales en matière de rémunération des dirigeants », La Revue des Sciences de Gestion, n° 265, pp. 61-68.

Résumé

La rémunération des dirigeants fait depuis plusieurs années l’objet d’une controverse publique qui témoigne de la non-réalisation des « promesses » du modèle économique libéral (i.e. une rémunération fonction de la performance). Comme le montre l’attachement des acteurs de la controverse aux principes de la justification marchande de la rémunération des dirigeants, ce dernier continue pourtant de saturer l’espace intellectuel et médiatique. Dans cet article, nous proposons une explication de ce phénomène en montrant que cette « fidélité » des acteurs au modèle économique libéral de justification de la rémunération des dirigeants est le signe que, loin de ne susciter chez eux que désillusion, la non-réalisation des « promesses libérales » rend ces dernières encore plus désirables à leurs yeux.

Mots-clés : rémunération des dirigeants ; justification ; performance ; justice ; scandale

Plan de l’article

1. Rémunération des dirigeants : un problème de justice

2. Une eschatologie libérale

3. Du désir au délire de justice

Conclusion

 

English

When the reality springs from the illusion : the strength of the liberal promises on the CEO Compensation The CEO compensation has been the object of a public controversy for several years, which illustrates the non-realization of the “promises” of the liberal economic model (e.g., a compensation function of the performance). As the attachment of the actors of the controversy to the market justification principles of CEO compensation shows, nevertheless this continues to saturate the intellectual and media space. In this article, we propose an explanation of this phenomenon through the analysis of the “loyalty” of the actors in the liberal economic model of justification of the CEO compensation. Indeed, it is the sign that the non-realization of the “liberal promises” makes them even more desirable to them.

Keywords : ceo compensation ; justification ; performance ; justice ; scandal

Español

Cuando la realidad nace de la ilusión : la fuerza de las promesas liberales en cuanto a remuneración de los dirigentes La remuneración de los dirigentes es, desde hace varios años, objeto de una controversia pública que revela la no realización de las “promesas” del modelo económico liberal (i.e una remuneración función del resultado). Como lo muestra el compromiso de los protagonistas de la controversia a los principios de la justificación comercial de la remuneración de los dirigentes, éste sigue saturando el espacio intelectual y mediático. En este artículo, proponemos una explicación de este fenómeno mostrando que esta “fidelidad” de los protagonistas al modelo económico liberal de justificación de la remuneración de los dirigentes es la señal de que, lejos sólo de suscitar en ellos desilusión, la no realización de las “promesas liberales” las hace aún más deseables para ellos.

Palabras claves : remuneración de los dirigentes ; justificación ; resultado ; justicia ; escándalo

Premier bilan sur les nouveaux administrateurs salariés par TM Partenaires

La loi de juin 2013  impose aux SA de plus de 5.000 employés (ou 10.000 dans le Monde), de nommer au moins un administrateur représentant les salariés. Suite à cette législation, les conseils d’administration du CAC 40 commencent déjà à évoluer.

Le cabinet TM Partenaires publie un premier bilan sur les nouveaux administrateurs salariés. Ce rapport est le résultat d’une consultation auprès de sociétés du CAC 40 à l’issue des Assemblées générales 2014. TM Partenaires a mené 25 entretiens confidentiels, principalement avec les Secrétaires du Conseil et Directeur des Ressources Humaines du CAC40, et de quelques sociétés du SBF 120.

Pour télécharger: Regards sur la Gouvernance – L’Administrateur Salarié

 

La Blessure de la rencontre: Luigino Bruni inaugure la collection Nouvelle Cité/GRACE

LuigiLuigino Brunino Bruni est Professeur d’économie à l’Université LUMSA de Rome et à l’Institut Universitaire Sophia. Il est chercheur associé au GRACE. Historien de la pensée économique, il a publié de nombreux livres en italien et en anglais. Celui-ci est le premier traduit en français.

BRUNI, Luigino. La blessure de la rencontre : L’économie au risque de la relation. Nouvelle Cité, collection GRACE, 2014.

Grâce aux contrats et au marché, l’économie moderne évacue les relations personnelles directes. En garantissant une sécurité maximale, elle évite le contact concret avec les autres, qui est toujours source de blessures. Mais elle élimine aussi le bonheur de la rencontre avec l’autre. Un économiste napolitain du XVIII e siècle, Antonio Genovesi, disait : « C’est une loi de l’univers que nous ne pouvons pas faire notre bonheur sans faire celui des autres. » Pour lui, la réciprocité, pas seulement la relation, est l’élément caractéristique de la socialité humaine. Il est illusoire de croire que la recherche de l’intérêt   personnel est la seule chose qui compte et que, par une « main invisible », la satisfaction de l’ensemble des intérêts personnels contribue au bien commun. L’auteur développe les idées de Genovesi en expliquant un concept nouveau élaboré par des économistes contemporains : les biens relationnels et leur corollaire indispensable, la gratuité. Il revisite sur cette base l’idée de responsabilité sociale de l’entreprise, de bien commun et d’entreprise comme communauté. Il montre comment des expériences économiques ouvertes sur la gratuité du rapport avec l’autre peuvent offrir une issue à la crise que nous traversons. Ainsi pourrait se développer une « économie civile », à la recherche d’une vie plus humaine et plus heureuse, sans nier les difficultés et le risque qu’une telle opération porte en soi.

Il n’est de richesse que d’hommes ? Déclarations et représentation

Travail invisible
L’ambivalence du discours sur l’importance du facteur humain est grande, argumente Pierre-Yves Gomez dans cette chronique. La maxime de Bodin : « Il n’est de richesse que d’hommes » est devenue une banalité tant elle est entendue dans la rhétorique managériale. Car le travail humain est source de création de valeur et de compétitivité. La tâche du conseil d’administration étant de penser le long terme, on penserait que les spécialistes des ressources humaines y gagnent une place d’office. En réalité, c’est rarement le cas. Explications : Télécharger l’article

Interview TV de Pierre-Yves Gomez sur les conventions dans les organisations

Vous pouvez visualiser ici l’interview de Pierre-Yves Gomez menée par Jean-Philippe Denis sur Xerfi Canal: « Les conventions au cœur des organisations ».

Pierre-Yves Gomez revient sur la théorie des conventions qu’il applique depuis 20 ans à l’entreprise et à la science de gestion. Pourquoi comprendre les conventions permet de dévoiler les processus à l’œuvre tous les jours dans les entreprises ? La rationalité n’est pas seulement une substance détenue individuellement car les décisions et comportements individuels, sur les marchés financiers comme dans le travail, sont liés aux anticipations et croyances sur les comportements des autres. La raison collective permet donc d’expliquer de nombreux phénomènes collectifs. Pierre-Yves Gomez répond aux questions de Jean-Philippe Denis en donnant divers exemples et en soulignant les implications pratiques de cet enseignement théorique.

Why French Pragmatism Matters to Organizational Institutionalism

Brandl, J., Daudigeos, T., Edwards, T., & Pernkopf-Konhäusner, K. 2014. Why French Pragmatism Matters to Organizational Institutionalism. Journal of Management Inquiry, 23(3): 314–318. 

Résumé traduit de l’anglais:

Dans ce dialogue, nous explorons la possibilité de combler des approches différentes pour contribuer au domaine de l’institutionnalisme organisationnel. Les deux approches qui ont reçu une attention considérable comprennent le point de vue des logiques institutionnelles et le pragmatisme français. Bien que les deux présentent de nouvelles opportunités de recherche, nous considérons brièvement les implications du traitement de l’action par les promoteurs de pragmatisme français pour analyser l’importance des règles institutionnalisées dans les organisations. Notre bref aperçu donne le ton pour une conversation plus constructive entre chercheurs, qui est illustrée dans les différentes contributions à ce dialogue qui tiennent compte des points de croisement et des conséquences de ces travaux pour le domaine de l’institutionnalisme organisationnel.

Summary

In this dialogue, we explore the potential of bridging different approaches for furthering the field of organizational institutionalism. The two particular approaches that have received considerable attention include the institutional logics perspective and French pragmatism. While both present new opportunities, we briefly consider the implications of the treatment of action by proponents of French pragmatism for analyzing the importance of institutionalized rules in organizations. Our brief overview sets the tone for a more constructive conversation among scholars, which is exemplified in the various contributions to this dialogue that consider points of cross-fertilization and the consequences of such work for the field of organizational institutionalism. 

Key words

Institutional logics – French pragmatism – organizational institutionalism – action – institutional rules

Pierre-Yves Gomez participe au Zermatt Summit en Suisse

Pierre-Yves Gomez participe du 25 au 28 juin au Zermatt Summit (Suisse). Son intervention a pour thème The Courage to act for the Common Good. Le Zermatt Summit est une rencontre internationale sur le modèle de celle de Davos qui rassemble des décideurs du monde entier (politiques, entrepreneurs, journalistes) soucieux de soutenir une économie au service de l’être humain. http://www.zermattsummit.org/

Pour voir le programme des interventions

 

Conférence: The Courage to act for the Common Good.

 

Interview Prof. Pierre Yves Gomez, EMLYON – Zermatt Summit 2014

Rapport 2013 sur l’appropriation par les entreprises du code de gouvernance MiddleNext

Publié en décembre 2009, le code de gouvernance MiddleNext a pour vocation de proposer aux entreprises cotées moyennes et petites des recommandations fondées sur une gouvernance « raisonnable » et compatibles avec leur taille, leur structure de capital et leur histoire.

Comme chaque année, MiddleNext a confié à l’IFGE l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2012. En donnant une image de la population des entreprises qui ont adopté le code MiddleNext, le rapport permet de mieux appréhender leurs caractéristiques, leurs systèmes de gouvernance et les problématiques que le code peut permettre de résoudre.

Le rapport décrit les entreprises ayant adopté le code MiddleNext et leurs systèmes de gouvernance. Il donne des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext. On observe en particulier une progression du nombre d’entreprises ayant mis en place des comités d’audit (66% en 2012 contre 47% en 2011), une progression continue du nombre d’entreprises ayant mis en place un règlement intérieur pour leur conseil (82% en 2012 contre 80% en 2011, 63% en 2010 et 48% en 2009) ainsi qu’une nette augmentation du nombre de sociétés ayant mis en place une évaluation des travaux du conseil (70% en 2012 contre 62% en 2011 et 31% en 2010).

« Nous sommes heureux de constater que les valeurs moyennes s’approprient de mieux en mieux le code MiddleNext » souligne Caroline Weber, Directrice générale de MiddleNext. Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l’IFGE, «Chaque année, les chiffres confirment la particularité du profil de gouvernance des entreprises moyennes et leur différence avec les entreprises du CAC40».

Pour télécharger : 140530_Rapport_2013_v7

Qui décide pour Alstom ?

« Ouvrons la boite noire de la gouvernance » nous dit Pierre-Yves Gomez dans sa chronique à propos de la cession de 2/3 de l’activité de Alstom à General Electric. Qui réalise un arbitrage aussi crucial pour 65 000 salariés ? L’assemblée générale des actionnaires semble impuissante du fait de la dilution du capital. Le conseil d’administration est le seul chef à bord. D’où l’importance d’examiner sa composition et ses intentions. Un appel à s’interroger sur la gouvernance et non seulement sur le rôle de l’État.

Télécharger l’article

L’IFGE fête ses 10 ans

Depuis 2003 déjà, l’IFGE innove… 10 ans de recherches en gouvernance au service de l’action. 10 ans que nous sommes convaincus, avec nos partenaires, qu’il n’y a pas d’entreprise responsable sans une responsabilité partagée.

Pour marquer cet évènement, nous avons:

  • réalisé une refonte du site et réinventé notre identité visuelle

  • créé une frise animée (cliquez ici) qui revient sur les évènements marquants

  • enregistré des interviews de personnes qui sont engagées dans l’IFGE et des étudiants qui témoignent de l’enseignement qu’ils ont reçu

Les vidéos enregistrées pour les 10 ans

               

Extraits des entretiens avec toutes les personnes qui se sont exprimées: 

  

                     

 

Pierre-Yves Gomez sur les origines de l’IFGE:  

 

        

                  

Pierre-Yves Gomez pour remercier les partenaires de l’IFGE pendant les 10 dernières années et les 10 prochaines:

                      

Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext:

Aurélien Eminet, professeur à l’ESDES, Université Catholique de Lyon:

 

Harry Korine, professeur à INSEAD:

Sébastien Dérieux, assistant de recherche à l’IFGE:

Entretien avec des étudiantes de EMLYON qui ont suivi les cours sur la gouvernance d’entreprise de Pierre-Yves Gomez et où interviennent les chercheurs de l’IFGE (Xavier Hollandt, Bertrand Valiorgue, Jean-Charles Clément).

Estelle Dorwling-Carter:

          

 Sabine Geisler: 

 Esther Porte:

   

Thèse de Sébastien Dérieux sur la transmission de la notion de travail bien fait dans l’entreprise

Titre de la thèse : La transmission de la notion de travail bien fait dans l’entreprise. Une enquête sur le rôle de la mémoire des communautés de travail à ENEDIS (ex-ERDF)

Thèse en sciences de gestion de Sébastien Dérieux soutenue à l’Université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction de Pierre-Yves Gomez, professeur à EMLYON et directeur de l’IFGE.

Thèse disponible ici en pdf.

Résumé

L’objectif de cette thèse est de montrer comment se transmet une connaissance commune de la notion de « travail bien fait » au sein de l’entreprise. Dans les économies modernes, la question de la connaissance est l’une des plus essentielles mais également l’une des plus complexes à gérer pour les organisations. Le propre de l’entreprise est d’assurer la production continue de la qualité des produits ou service dans lesquels elle se spécialise. Pour cela, le travail doit être évalué et valorisé à différents niveaux, ce qui permet d’appréhender la question du travail bien fait. Cette thèse se focalise sur la constitution et l’apprentissage d’une notion commune du travail bien fait. Cette approche s’éloigne d’une compréhension abstraite des connaissances pour intégrer la réalité subjective, objective et collective du travail dans l’entreprise.

La recherche empirique consiste en une étude qualitative approfondie du travail au sein de différents sites d’ENEDIS (ex-ERDF), société qui gère et exploite le réseau électrique français. L’analyse des données issues de l’observation du travail et des entretiens montre que la notion de travail bien fait est transmise parce qu’elle est appliquée, justifiée, incarnée, éprouvée par une communauté de travail. C’est donc moins l’organisation et le management que la mémoire des communautés de travail qui expliquent la transmission de la notion de travail bien fait.

Le modèle théorique qui émerge des données empiriques indique que la mémoire des communautés de travail se compose de quatre types de connaissances communes : les recettes conventionnelles du travail bien fait, la mémoire des fondements identitaires, la mémoire des épreuves communes, la mémoire des figures du travail. La description détaillée de chaque composante de la mémoire communautaire restitue une vision générale mais précise et concrète des relations de transmission. Elle met aussi en évidence la structure nécessaire pour qu’une communauté de travail élabore et transmette une connaissance partagée du travail bien fait. La thèse précise les conditions de l’apprentissage et du développement chez les travailleurs moins expérimentés d’une aptitude au travail bien fait. Finalement, il apparait qu’en l’absence de communautés de travail vivantes, un niveau de qualité partagé ne peut être maintenu dans l’entreprise.

Mots clés
Communauté, mémoire, connaissances, travail, qualité, transmission, apprentissage, commun, conventions, collectif, évaluation

The transmission of the concept of work well-done in companies. An inquiry into the role of working communities’ memory at ENEDIS (formerly ERDF).

The objective of this doctoral research is to show how a common knowledge of the concept of work well-done is transmitted within companies. In modern economies, knowledge is one of the most essential yet also one of the most complex issues for organizations to manage. A defining feature of companies is to ensure the continued quality of the products or services in which it specializes. In order to do so, work must be assessed and valued at different levels, allowing to tackle the question of work well-done. This thesis focuses on the formation and on the learning process of a common notion of work well-done. This approach departs from a conceptual understanding of knowledge and moves towards considering the subjective, objective and collective reality of work in companies.

The empirical research is based on an in-depth qualitative study of work led in different sites at ENEDIS (formerly ERDF), a large company which manages and operates the French electric grid. The analysis of data from the observation of work and interviews shows that the concept of well-done work can only be transmitted because it is applied, justified, embodied, proven by a working community. It is less management and organizing principles than the memory of these communities which explain the transmission of the concept well-done work.

The theoretical model that emerges from the empirical data indicates that the memory of the working communities consists of four types of common knowledge: the conventional recipes of well-done work, the memory of founding principles, the memory of common tests, the memory of work figures. The detailed description of each component of this community memory offers a general but precise and concrete view of transmission relations. It also highlights the necessary structure for a working community to develop and to convey a notion of well-done work. The thesis specifies the conditions in which less experienced workers can learn and develop an ability for well-done work. Finally, it becomes apparent that without lively working communities, a common level of quality cannot be maintained in the company.

Key words
Community, memory, knowledge sharing, knowledge transfer, work, quality, transmission, learning, common, conventions, collective, evaluation, knowledge