Le dirigeant face au nouveau pouvoir de l’actionnaire

La modification des pratiques de gouvernement des entreprises, à laquelle nous assistons depuis quelques années, est l’une des caractéristiques majeures de l’évolution des règles du jeu de l’entreprise contemporaine. Dans l’ensemble, la réglementation sur l’action du dirigeant devient plus stricte, réduisant ses marges de manoeuvre au bénéfice d’instances de contrôle, comme le conseil d’administration et les comités.

Même s’il serait erroné de parler d’un mode de gouvernance radicalement original, par rapport à ce qui se pratiquait il y a une ou deux décennies, il n’est pas excessif d’affirmer que les conditions d’exercice du pouvoir de direction dans l’entreprise sont en pleine mutation.

Cette évolutionn ne concerne pas les seules entreprises cotées, mais l’ensemble de la fonction de direction, quel que soit le type de société. Il n’est pas rare de constater des modifications de pratiques, même dans les petites entreprises, apparament les plus éloignées des pressions de la finance internationale. D’où finalement, une popularité grandissante du sujet auprès des entrepreneurs.